test wolfensetin the new order

Après avoir plus ou moins inventée le genre, tutoyée les cieux et même chatouillée le fond du gouffre, voilà que la licence Wolfenstein est de retour avec un nouvel ordre mondial, mais surtout du Nazis à buter par wagons entiers. Et si je n’en attendais rien, ma surprise ne fut que plus grande !

Testé sur Playstation 4

Quoi, c’est pas les Nazis qui avaient gagné ?

test wolfenstein the new order Salut jeune, tu ne le sais surement pas, toi qui enquille les kill sur Calof, mais c’est bel et bien Wolfenstein qui a inventé le genre FPS avant de se le faire souffler par Doom et ses Doom-Like. Pour ma part, mon premier contact avec la licence fut en 2002 avec Return to Castle Wolfenstein. A l’époque, venant tout juste de commencer à jouer sur PC, j’avais pris une bien belle petite claque. Par contre, mon dernier contact avec la licence est nettement moins glorieux, pour ne pas dire totalement merdique. Si bien que je n’ai jamais terminé le jeu et que c’est pour cette raison que je n’avais pas spécialement posé les yeux sur Wolfenstein : The New Order. Pensant prudemment que ça allait être une bouse de plus ou un jeu tout juste médiocre. Et bien sache-le jeune, j’étais dans l’erreur. Dans Wolfenstein , on incarne le capitaine Blazkowics. Le soldat américain de base, prêt à se sacrifier pour sa patrie, le coup et la mâchoire aussi large qu’une autoroute allemande et possédant une haine inconditionnelle envers les Nazis (Comme presque tout le monde en fait). Mais à peine arrivé en Europe, sa mission tourne au vinaigre et il se fait capturer par le Boucher, un charmant scientifique allemand, avant d’être laissé pour mort, un fragment de métal dans le crâne. Le bougre a beau être solide et bâtie comme un colosse, il finit dans un état végétatif dans un asile polonais durant 14 ans. Mais tel un aveugle qui recouvre la vue en pleine messe à Lourdes, il suffit qu’un allemand lui pointe un flingue entre les yeux pour qu’il retrouve toutes ses capacités et lui plante une lame en pleine gorge. De quoi s’apercevoir à son réveil que la guerre est terminée, que sa patrie a abdiquée et que les Nazis règnent en maîtres sur le monde à l’aide d’une technologie secrète. Mais il lui en faut plus pour se laisser abattre et notre brave soldat américain part à la recherche de la dernière cellule de résistance pour remettre les choses dans l’ordre et charcuter un maximum de Nazis au passage. Ou quand Wolfenstein parvient à allier l’utile à l’agréable.

NanarZi 

test wolfenstein the new order Qu’on se le dise tout de suite, le scénario de ce Wolfenstein est très moyen, bas du front et même s’il parvient à étonner en faisant quelques grands écarts forts bienvenus où l’on passe d’une mission dans un sous-marin Nazi à une base lunaire en un claquement de doigts , il reste un ersatz de ce qu’on peut trouver en plein après-midi sur une chaine de la TNT. Sauf que voilà, la sauce prend merveilleusement bien à l’aide d’une farandole de clichés parfaitement assumés et des personnages outrancièrement caricaturaux  qui créent une ambiance savoureuse qui fait l’un des atouts majeurs du jeu. Par contre, ce qui ne prend pas du tout, c’est l’uchronie mis en place où les Nazis ne font que bâtir des forteresses de béton partout dans le monde. Si bien que malgré des destinations diamétralement opposées, tout se ressemble et on est que très rarement dépaysé à évoluer dans des environnements clos, grisâtres et avec une direction artistique bien trop timorée. De ce fait, le background du jeu manque de relief et c’est tout autant dommage puisqu’il y avait de quoi créer un univers particulièrement remarquable avec une emprunte Nazi sur le monde bien plus tranchante et agréable à l’œil qu’une bâtisse blafarde de cent mètres de haut et entourée de soldats tout en noir. Mais dans la vie, on ne peut pas tout avoir, et le jeu se rattrape plutôt bien dans le cœur du gameplay avec une approche old-school bien nerveuse, bien bourrine et surtout très efficace.

Tuer du Nazi, future discipline olympique

test wolfenstein the new order Avec les temps qui courent, Machine Game a eu la très bonne idée de ne pas intégrer de modes de jeu en ligne à son Wolfenstein. Certains kikoo prendront la nouvelle plutôt mal, mais si c’est pour se retrouver avec des serveurs vides d’ici deux mois, l’idée est tout de même loin d’être bête et ça évite surtout de se disperser. Par contre, sans mode multi, on est tenu de servir un mode solo aux petits oignons avec une durée de vie conséquente. Ce qui tombe plutôt bien puisque Wolfenstein répond à ces deux critères. Et il se permet même d’innover en intégrant une approche infiltration à son gameplay traditionnellement tourné vers le bourinage. Mais rassurez-vous, le côté bourrin est bel et bien présent c’est même la principale manière d’évoluer dans le jeu. Entre le level design qui s’y prête à merveille, l’avalanche de Nazis, méchas et autres chiens robots qui déboulent dans tous les sens ainsi qu’un arsenal orgasmique mis à disposition, tout est réunis pour encourager le joueur à cracher du plomb et démembrer tout ce qui se présente face à lui. Très old-school dans son approche, le jeu propose une prise en main nerveuse, un système de santé basé sur la récupération de soins, une aide à la visée et une sensation de recul très peu prononcé pour des sensations de jeu diablement jouissives. Tellement qu’on nous propose même d’avoir une double pétoire chargée à bloc dès l’introduction. Le jeu nous encourage tellement à défourailler dans tous les sens qu’on pourrait être amené à penser que le massacre de Nazis a toutes ses chances de devenir une future discipline olympique. La médaille d’or revenant sans conteste à ce bon vieux Blazkowics qui part avec pas mal d’avance.

Cache-cache Nazi !

test wolfenstein the new order Comme je vous le disais plus haut, outre la manière purement bourrine, il est possible d’enfiler son costume de Solid Snake pour se la jouer infiltration. Si l’ensemble fonctionne plutôt bien, quelques petits défauts sont tout de même à noter. Comme l’impossibilité de se « cacher » de manière intuitive ou d’observer correctement les différents tours de garde pour se forger sa propre stratégie d’approche. Le jeu se contentant juste de nous donner la possibilité d’approcher en silence pour se débarrasser de différents ennemis en toute discrétion. Le jeu ne nous oblige pas à opter pour une possibilité ou une autre, mais c’est le level design qui induit la meilleure façon d’opérer. Ainsi, dans certaines zones, il faut se débarrasser de Nazis gradés pour qu’ils ne puissent pas donner l’alerte et ainsi voir toute une infanterie débouler. Et c’est justement là que le système montre sa plus grosse tare : l’IA. Déjà qu’en plein combat le Nazi se montre assez stupide, en mode infiltration, on n’est pas loin du mollusque en phase terminale. Entre les gardes qui ne nous remarquent pas à deux mètres ou encore les gradés qui nous attendent sagement en fixant un mur, il y a de quoi se demander si les développeurs n’ont pas oublié de coder l’IA. Enfin, sachez que le jeu propose un arbre de compétence, réparti sur quatre axes, nous permettant de débloquer différentes capacités selon les actions réalisées. De quoi encourager certains joueurs à opter pour un style de jeu en particulier. Mais d’une manière générale, l’action et l’infiltration cohabitent magnifiquement bien et il est possible de passer de l’un à l’autre de façon très naturel. Si Wolfenstein m’a scotché durant ses seize chapitres, il manque cependant ce petit quelque chose qui le ferait passer à l’étage du dessus. Dans sa globalité, le jeu reste trop convenu, trop timide, trop linéaire et il manque des moments forts ou une scène d’anthologie qui le propulserait du simple bon jeu à un vrai bon jeu. Pour finir, du côté purement technique, si le jeu tourne à la perfection sans le moindre ralentissement, le jeu n’est pas à la hauteur de l’évènement et se permet d’afficher des textures assez grossières et des modélisations faites à la vas-vite. Mais bon, ça reste joli quand même. Pas de panique.

7
Un carnage !
Alors que je n’en attendais rien, Wolfenstein : The New Order m’a agréablement surpris. Pourtant, le jeu amoncelle pas mal de mauvais points, comme une réalisation pas à la hauteur de l’évènement, un scénario digne de la pire des série B, un cruel manque d’envergure et une IA au ras des pâquerettes. Néanmoins, le titre de Machine Game tire son épingle du jeu dès son introduction à l’aide d’une très bonne ambiance baignée d’un amas de clichés totalement assumé ainsi qu’un gameplay nerveux ou se mêle habilement l’action et l’infiltration. Mais à l’heure où tous les projecteurs sont braqués sur la concurrence, s’accouder au bar en compagnie du capitaine Blazkowicz est l’assurance de passer une grosse douzaine d’heures de folie.

 

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4 Commentaires

  1. C’est une vrai surprise et plutôt bonne, graphiquement il passe, l’histoire aussi. Le point noir reste IA et peut être aussi la rejouabilité qui reste limité malgré le choix à la fin du prologue

    • Pour la rejouabilité, c’est assez léger tout de même. A moins de faire la course aux trophées et le faire en Uber!

  2. Une excellente surprise surtout pour les nouvelles consoles! En terme de rejouabilité , le jeu aura toujours pour lui d’être globalement bien réalisé et assez agréable à faire. Les chasseurs de trophées auront quoiqu’il en soit à finir le jeu au moins à 2 reprises ! 🙂

    Il est très séduisant ce retour d’une franchise que l’on espérait pas aussi bon!

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