test de watch_dogs 2 sur PS4

Deux ans après un très oubliable premier essai, Ubisoft revient en force avec Watch_Dogs 2. Un jeu qui fait office d’excellente suite en plus d’être une alternative de choix à GTA.

Le GTA d’Ubisoft

Je ne sais pas si je l’ai déjà dit sur le blog, en tout cas je l’ai plus que rabâché sur Twitter et à qui voulais l’entendre, mais j’ai détesté le premier Watch_Dogs. Je vous avoue que j’ai même un peu de mal à comprends tous ces gens qui l’ont adoré et qui continuent de le défendre. Entre l’escroquerie de sa première sortie à l’E3 2012, son héros au charisme de mollusque en fin de vie et son gameplay incapable de savoir sur quel pied danser, je ne suis même pas allé au-delà des trois heures de jeu. Ce qui fait foutrement peu pour un jeu à monde ouvert capable d’accaparer le joueur plusieurs dizaines d’heures. Je ne dis pas que le jeu est mauvais, il est juste médiocre. Oubliable. Après ça, vous vous doutez que j’avais des choses bien plus importantes à faire qu’attendre son hypothétique suite, mais ma curiosité a été plus que piqué au vif lors de sa présentation au printemps dernier. Entre le soleil cuisant de la Californie, le look des personnages, les nouveaux gadgets et l’ambiance sous acide, Watch_Dogs 2 a immédiatement retenu mon attention. Mieux que ça, il m’a littéralement enchanté. Depuis que j’ai mis la main dessus, le jeu tourne tous les soirs dans ma PS4, je dois taquiner les 20 heures de jeu environ et je ne suis absolument pas déçu du voyage. Le jeu balaie d’un revers de la main toutes les errances du premier épisode et même s’il n’atteint pas la maitrise, la fougue et la qualité d’écriture d’un GTA V, Watch_Dogs 2 se pose comme une sérieuse alternative au roi du genre. Un peu comme si Rockstar nous avait pondu un DLC à la sauce hipster où le piratage serait au cœur du gameplay. On pourra toujours tiquer sur la finition du jeu d’Ubisoft, certains diront même que je suis fou, mais l’idée est là et j’assume mes dires à 200%.

test de watch_dogs 2 sur PS4

Welcome to San Francsico

Dire que Watch_Dogs 2 est meilleur que son prédécesseur serait un doux euphémisme tant il le surclasse sur tous les points. Et mine de rien, la destination du jeu y est pour beaucoup. Adieu Chicago et bonjour San Francisco. Le jeu abandonne la grisaille et la morosité du nord des Etats-Unis pour le soleil et la décontraction de la Californie. C’est un pur plaisir de dévaler les rues de San Francisco en décapotable, de croiser un tramway à chaque coin de rue ou encore faire du quad sur la plage avant d’embarquer sur un voilier pour mettre le cap sur Alcatraz. De plus, sans être renversant, le moteur du jeu fait parfaitement le job et se permet même quelques fulgurances de nuit quand on traverse des ruées bondées et illuminés par des néons aux couleurs froides. Ce qui fait un joli contraste avec la colorimétrie bien chaude de jour. Le jeu a énormément de charme et dégage une énergie folle que n’avait pas le premier. Et ce n’est pas qu’une histoire de visuel puisque le ton est aussi radicalement différent. Le premier Watch_Dogs se voulait bien trop sérieux à en devenir sans saveur et particulièrement générique. Là, le jeu lorgne du côté de la série Mr Robot sur laquelle on aurait saupoudré tous les codes du hipster de la côte ouest américaine avec un petit zeste de folie pour pimenter le tout. Le cocktail ne plaira pas à tous, c’est une certitude, mais ça donne un certain cachet à l’ensemble et ça rend surtout Marcus et tous ses petits copains de la Dedsec nettement plus attachants que ce pauvre Aiden Pearce. Vous savez, la moule à casquette du premier Watch_Dogs. Pour le reste, je ne vais pas trop m’étaler sur le scénario puisque ça reste assez convenu, sans surprise et pas spécialement passionnant. Tout ce que vous devez savoir est que Marcus est un hacker brillant qui va rejoindre le collectif Dedsec pour faire exploser en éclat la multinationale Blume et sa nouvelle version du Ctos, un système informatique crée pour contrôler les villes. Pour arriver à leurs fins, nos joyeux lurons devront enchainer les exploits pour augmenter leur nombre de followers et ainsi emmagasiner le plus de puissance possible avant de réaliser le hack du siècle. Le genre de truc qu’on fait tous les jours.

test de watch_dogs 2 sur PS4

C:\Watch_Dogs_2 > chdir > cd gameplay*

Dans Watch_Dogs 2, emmagasiner un maximum de followers ne se fait pas en partageant des photos de chats ou en organisant des concours à renfort de #RT + #Follow. Pour y arriver, il suffit de vaquer à différentes activités dans la ville et enchainer un maximum de missions allant de l’infiltration du QG du FBI au piratage d’une fusée en passant par le démantèlement d’une secte. Et hormis quelques quêtes annexes rébarbatives et pas très folichonnes, les missions de Watch_Dogs 2 sont vraiment cool à faire. Il en va de même pour les missions secondaires dont une qui nous demande de pirater les locaux d’Ubisoft San Francisco pour mettre la main sur le trailer d’un jeu. Entre cette jolie preuve d’auto dérision et le pastiche de l’église de la scientologie, Ubisoft montre une certaine forme de maturité et peut-être même le désir d’aller marcher sur les plates-bandes de Rockstar. Même si on en est encore très loin. Pour en revenir au gameplay, le piratage est une nouvelle fois au cœur du jeu. En plus de pouvoir écouter de la musique, se prendre en selfie à tous les coins de rue et consulter le plan de la ville, le portable de Marcus est une vraie centrale nucléaire capable de tout faire comme soulager quelques dollars sur les comptes en banque des passants, écouter leurs conversations téléphoniques, trafiquer les feux de signalisation, faire exploser une conduite de gaz ou même désactiver des dispositifs de sécurité pour s’infiltrer un peu partout. Watch_Dogs 2 est nettement moins porté sur l’action que son prédécesseur et il est possible de faire chaque mission telle une ombre qui ne se fait jamais prendre. Mais les amateurs de plombs pourront toujours se faire plaisir à coups de fusil à pompe fraîchement imprimé dans l’imprimante 3D de Dedsec. Ce qui serait une belle connerie à mon sens puisque l’essence même du jeu repose sur l’infiltration et les mécaniques de piratage qui vont avec. Surtout que Marcus a plein de nouveaux gadgets dans sa besace comme deux drones qui lui permettent d’atteindre des endroits inaccessibles et réaliser des hacks à distance. Une pluie de possibilités qui fait que les missions peuvent être abordées de différentes manières. Vous pouvez ajouter à cela d’autres types d’activités comme les courses de drones, les missions taxi ou encore la collecte d’objets liés au piratage pour avoir au final un GTA like généreux et surtout très agréables à prendre en main. De quoi me faire totalement oublier les aventures soporifiques d’Aiden. Et juste pour ça, Watch_dogs 2 mérite le respect éternel.

test de watch_dogs 2 sur PS4

Watch_Dogs 2 est mon petit plaisir coupable de cette fin d’année. Un jeu que je n’attendais absolument pas et que j’ai pourtant envie de lancer chaque soir quand je me pose devant la console. Tout n’est pas parfait, comme l’écriture, la conduite, certains mécanismes d’infiltration ou encore ce côté hipster qui peut parfois agacer, mais on ne pas nier sa générosité, sa patte visuelle ou encore ce sentiment de toute-puissance qu’on peut ressentir à pirater tout ce qui bouge. Plus qu’une simple surprise, Watch_Dogs 2 est un coup de cœur qui a sa place dans mon top 5 de l’année.

J’y ai joué sur PS4 à partir d’une version fournie par l’éditeur 

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