test de forza horizon 3
Jungle Road in Forza Horizon 3

Si je ne lui ai pas encore accordé le temps qu’il mérite, Forza Horizon 3 siège fièrement sur la deuxième marche de mon podium de l’année. Mieux que ça,  je vois en lui le meilleur jeu de caisse de cette génération. Si ce n’est même un peu plus…

Je sais d’avance que je vais en énerver plus d’un avec une telle déclaration, mais que voulez-vous, en plus d’être à mes yeux le meilleur jeu de caisse de cette génération, je crois bien que Forza Horizon 3 est le meilleur tout court. Et vous pourrez me sortir n’importe quel jeu ou n’importe quelle simulation obscure avec une chiée de tableaux Excel en guise d’options de paramétrage, ça n’enlèvera en rien tout l’amour que je lui porte. Déjà, Forza Horizon 2 était une petite bombe et l’une des raisons qui m’ont poussé à acheter une Xbox One. En plus de mon irrémédiable soif d’avoir toutes les machines à la maison, quitte à les laisser prendre la poussière un mois plus tard, mais là n’est pas la question. Forza Horizon 3 est dans la même veine que son prédécesseur, mais il améliore la formule sur tous les points. On quitte le soleil couchant du sud de la France et les rues pavées de Nice pour cette île gigantesque où on trouve toutes les pires espèces de la planète qu’on appelle l’Australie. Un petit coin de paradis qui offre suffisamment de diversité pour en faire la destination idéale en plus d’être la meilleure publicité pour le jeu. Parce que je ne sais pas si vous avez déjà eu la chance de poser les yeux dessus, et j’entends par là autre chose qu’une vidéo YouTube dégueulasse avec un Allemand qui beugle toutes les trois secondes, mais il brille littéralement de mille feux. De quoi s’improviser des vacances depuis son canapé et prendre une grosse tarte dans la gueule pour à peine plus de 50 euros. Entre les courses sur la plage, les échappées en pleine jungle avec la végétation qui vole dans tous les sens ou encore l’effet du soleil qui transperce les premières gouttes de pluie quand il se met à pleuvoir, je vous mets au défi de trouver ne serait-ce qu’une seule personne qui trouve le jeu moche. Et je parle bien évidemment d’une personne honnête. Mais s’il y avait quelques petits défauts à pointer du doigt, et il faut vraiment chipoter pour ça, ce serait ce petit aliasing résiduel qu’on peut voir sur certaines lignes des voitures ou encore le poping quand il y a un peu trop d’éléments à l’écran. C’est-à-dire peanuts ! J’ai personnellement la chance de jouer sur une TV 4K, mais je donnerais cher pour tester le jeu sur un écran compatible HDR avec une Xbox One S. Parce que des personnes bien avisées m’ont soufflé à l’oreille que ça déboitait sa maman et je salive à en dégueulasser mon parquet rien que d’imaginer un meilleur résultat que je n’ai déjà.

test de forza horizon 3

Après avoir écumé tous les festivals de la planète dans les deux premiers Horizon, ce troisième volet ne nous propose pas d’aller en visiter un autre, mais de nous en créer un rien qu’à nous. Dominer le sable brulant du Colorado et les vignes du midi ont fait de nous le boss du game et c’est maintenant au joueur d’aller planter sa tente aux quatre coins de l’Australie. Pour ça, il suffit juste d’enchainer les courses et de gagner un max de followers pour convaincre des investisseurs d’agrandir les festivals ou d’en financer de nouveaux. Dans le fond, la mécanique reste rigoureusement la même, mais cette nouvelle orientation donne un élan de liberté particulièrement appréciable avec une avalanche d’épreuves très variées. On a ainsi le droit aux traditionnelles courses sur l’asphalte à bord d’une rutilante Lamborghini, des escapades sur la plage en Buggy ou encore de longues traversées dans la jungle australienne qui nous font passer des hauts buildings en plein centre-ville aux terres arides et rocailleuses du désert le temps d’une simple petite course. Il y en a pour tous les gouts et on sent que les devs ont mis le paquet sur l’aspect spectaculaire des épreuves, le fameux effet « whaou ». Chose qu’on percute d’entrée de jeu avec une course contre un 4×4 tracté par un hélicoptère qui vole en rase-motte au-dessus de notre tête tout du long. Autant vous dire que si vous avez adoré Forza Horizon 2, vous vous délecterez de ce troisième épisode. Un jeu follement généreux où il y a toujours un petit truc à faire sur l’immensité de la carte qui nous est offerte. Que ce soit une course, un panneau à exploser ou encore un radar à faire fumer.

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Si les points forts de Forza Horizon 3 sont la générosité de ses épreuves et son cadre, sa véritable force reste avant tout son gameplay. Une recette concoctée avec amour par Playground Games pour donner autant de plaisir aux novices qu’aux chevronnés capable de rester toute la journée le cul vissé sur un Playset avec le volant qui va bien. Au passage, je vous conseille vivement d’aller jeter un œil au test de Narsauva sur Console-toi. Une pluie de signes qui vous explique en quoi Forza Horizon 3 est un incontournable sur Xbox One. Le pire, c’est qu’il n’en rate pas une pour dire qu’il n’a pas tout dit ou qu’il a oublié de mentionner certains aspects, preuve comme quoi le jeu est vraiment d’une folle générosité. Tout ça pour vous dire que le jeu adopte un gameplay profond qui s’adapte à tous les types de joueurs. La prise en main est immédiate et on peut rouler à tombeaux ouverts, slalomer entre les automobilistes à contresens et finir sur un dernier virage en drift avant de franchir la ligne d’arrivée en premier sans forcément être un as du volant. De même, un simple tour dans les options d’assistance et les réglages des très nombreuses caisses disponibles pour toucher du doigt une conduite d’une insolente finesse bien plus orientée simulation que certains jeux qui se vendent comme tels. Le seul reproche que je pourrais faire, c’est cette petite tendance au survirage ou encore l’effet savonnette de certains bolides dans leur configuration de base. Surtout lorsque les pneus quittent le confort de l’asphalte brulant pour des surfaces un peu plus exotiques.À côté de ça, j’ai rarement pris autant de plaisir sur un jeu de caisse et le fait de conduire dans un paysage paradisiaque où l’on peut croiser le drivatar de ses potes à n’importe quel coin d’une carte gigantesque est peu peut-être l’une des plus belles destinations de cette fin d’année. Et j’ajouterais que d’avoir une Xbox One à la maison sans Forza Horizon 3, c’est un peu comme jouer au foot sans ballon. Impensable.

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J’ai essayé d’imaginer toutes les conclusions du monde, mais je ne vois pas quoi vous dire d’autres que de foncer acheter Forza Horizon 3 si ce n’est pas déjà fait. On ne peut pas faire plus simple.

J’y ai joué à partir d’une version fournie par l’éditeur

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