Test de FIFA 17 sur PS4

Tel un serpent qui fait sa mue, EA Sports a décidé d’offrir un ravalement de façade à sa série phare. Et malgré l’utilisation d’un nouveau moteur graphique et de quelques chamboulements de gameplay, FIFA 17 maintient le cap de la série et s’impose une nouvelle fois comme le maître du football virtuel.

J’y ai joué sur PS4

Si le ramage se rapporte au plumage

Ils l’ont rabâché en boucle depuis l’annonce du jeu, mais cette année, Electronic Arts a décidé de changer de moteur pour FIFA 17 en optant pour le Frostbite Engine. Vous savez, le moteur de Battlefield qui déboite des palettes de mâchoires à chaque nouvelle présentation de jeu. Et s’il y avait de quoi craindre une année transitoire un peu chaotique pour FIFA 17, la formule n’a pas été bouleversée et le jeu s’en tire même très bien de ce côté-là. Vue de loin, la baffe graphique n’est malheureusement pas là, mais le jeu est tout de même plus joli et surtout plus fin que son prédécesseur. Mais ce qui impressionne le plus dans le jeu, ce sont les différents effets de lumière. Surtout lorsqu’on joue un match en soirée avec le soleil couchant qui irradie une partie du terrain. C’est tellement bien fait qu’on sentirait presqu’une vague de chaleur rien qu’en regardant l’écran. Par contre, gros carton rouge en ce qui concerne la modélisation des joueurs. Si on reconnait les plus grosses stars au premier coup d’œil, le reste fait vraiment de la peine à voir. Et il suffit de se pencher sur certains joueurs du PSG pour se rendre compte de l’étendue des dégâts. Serge Aurier est méconnaissable et Hatem Ben Arfa a presque la même tête qu’à l’époque d’A la Clairefontaine. Flippant.

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L’aventure, c’est l’aventure

Outre le changement de moteur, l’autre nouveauté qui a fait couler beaucoup d’encre depuis son annonce à l’E3 dernier est le mode Aventure. Ou The Journey pour les anglophiles. Un mode qui a été plus ou moins pompé sur le mode Mon Joueur de NBA 2K même si EA annonce avoir commencé à bosser dessus depuis de nombreuses années. On y suit les aventures du jeune Alex Hunter depuis ses débuts en jeune poussin jusqu’à son ascension en Premier League en passant, bien évidemment, par le rite des détections. Et si le mode se concentre uniquement sur le championnat anglais, on nous laisse tout de même le choix du club où tout commencera. Malheureusement, le scénario laisse clairement à désirer et ne montre que la jolie facette du monde du football. Pour les « va te faire enculer sale fils de pute » et autre jet de chaussure sur la gueule, il faudra attendre l’année prochaine. Ou tout simplement jamais. En plus, avec les retournements de veste du meilleur ami d’enfance qui a pris le melon, le « connard » du début qui s’avère être un chouette type et le drama autour du père absent, l’aventure prend des faux airs des feux de l’amour. À côté de ça, le mode reste tout de même prenant, plutôt bien foutu et on se laisse rapidement prendre au jeu à enchainer les entrainements et les matchs pour se faire une place au sein de l’équipe. Et même si l’IA a tendance à faire en sorte de nous faciliter la tâche, que l’on contrôle l’équipe tout entière ou juste Alex, la motivation est toujours là pour mettre le feu. Car entre nous, et sans vouloir trop spoiler, je n’ai pas spécialement envie de m’enterrer en Championship et je compte bien revenir de mon prêt et montrer au Mou que c’est moi le boss.

Test de FIFA 17 sur PS4

L’attaque des titans

Côté gameplay, FIFA 17 reste dans la même philosophie que ces dernières années, mais avec quelques ajustements qui rendent l’expérience différente. Ce qu’on note tout de suite avec une vitesse de jeu rehaussée, beaucoup plus d’espace dans la profondeur et des centres qui finissent un peu trop souvent dans les filets. On sent cette année qu’ils ont mis le paquet sur l’attaque et je vois déjà poindre les scores fleuves et les crises de nerfs en multi. Et histoire de ne pas arranger les choses, la gestion de la défense est un peu plus délicate que l’année dernière. Les tacles debout manquent d’impact, voire même de précision, et l’inertie un peu trop prononcée fait que lorsqu’on se mange un crochet par un attaquant, le joueur met une plombe à s’en remettre. Un souci d’équilibrage qui peut rapidement devenir agaçant contre les grosses écuries comme le Real ou le barca. Pas de quoi se ruiner la santé sur chaque offensive adverse, mais suffisamment pour avoir le droit à quelques sueurs froides en cours de match. Un peu comme à l’époque de l’inauguration de la défense tactique où c’était un peu la panique dès qu’un attaquant arrivait aux abords de la surface.

Test de FIFA 17 sur PS4

Si le jeu met le paquet sur l’attaque, il n’y a pas de quoi enchainer les raids solitaires qui finissent par une mine en lucarne pour autant. Le jeu en passe reste primordial pour se créer les meilleures occasions de but, mais les passes en profondeur sont un peu trop tranchantes à mon gout et les centres en première intention trouvent toujours preneur s’il y a du monde dans la surface. Heureusement, les gardiens sont toujours aussi efficaces avec des réflexes et une détente venue de nulle part, mais les plus habilles trouveront toujours le chemin des filets avec la petite frappe enroulée au premier poteau ou la bonne vielle mine depuis l’extérieur de la surface. J’imagine que ce petit souci d’équilibrage sera vite gommé par une mise à jour, mais ça n’entache en rien l’expérience qui reste globalement très bonne. Je prends énormément de plaisir à jouer à FIFA 17 et même les passes que je trouvais molles sur la démo ont gagné ici en peps. On fait circuler le ballon avec aisance et beaucoup de rythme. De plus, les possibilités de jeu étant toujours aussi folles, que ce soi sur le terrain ou en s’élaborant toutes sortes de stratégie via la gestion d’équipe, chaque partie est unique et il n’y a aucune place pour la chance sur le déroulement d’un match. La patte FIFA est là et on enquille les matchs sans même se rendre compte du temps qui passe.

Pantagruélique

Pour finir, un petit mot rapide sur le contenu de FIFA 17. Car en plus de l’inauguration du mode aventure, on retrouve encore une fois une orgie de modes en tous genres. On a le droit au classique mode carrière (Joueur + Coach), des matchs amicaux, les saisons en ligne seul ou en coop ainsi que le mode FUT qui a subi quelques petits aménagements. Et s’il y a de quoi pleurer pour les licences sur PES, ici, on s’en met plein la pense avec toutes les plus grosses équipes, les plus petites aussi et on compte même l’arrivée de la J League pour les amoureux du foot nippon. En fait, le jeu déborde tellement de contenu qu’au rythme de quelques heures de jeu par semaine, une année ne suffit même pas pour tout essorer. De quoi comprendre tous ces joueurs qui n’ont qu’un seul jeu et qui le font tourner toute l’année en attendant le prochain. Quelque part, je les envie.

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