Après avoir fait une petite pause d’un an en F1 virtuelle, j’ai enfin remis les mains sur la célèbre série de Codemasters avec F1 2019. Et le verdict de mon test pour cet épisode anniversaire est sans appel : c’est de la bombe !

F1 2019 : 10 ans déjà !

Il aura fallu attendre l’automne 2009, après de longues années de disette, pour que Codemasters ressuscite le roi des sports automobiles avec F1 2009. Un premier épisode qui malgré quelques défauts avait mis tout le monde d’accord en plus de mettre en place une formule et une ligne directrice toujours d’actualité dix ans plus tard. Comme l’épisode de l’année dernière, celle d’avant et encore celle d’avant, F1 2019 est un très bon jeu et il faudra vous lever de bonne heure avant de trouver quelqu’un qui vous dira le contraire. Par contre, n’attendez aucune forme de révolution. L’ossature reste la même avec une formule affinée pour un nouvel épisode encore plus abouti que ses prédécesseurs. Bref, le roi de la F1 est de retour et plonger le nez dedans est sans doute la meilleure chose que vous ferez cet été. Avant d’aller plus loin, je tenais à vous dire que vous n’aurez pas le droit ici à un test archi complet du jeu. Je n’ai malheureusement pas le temps de le faire et je n’ai surtout pas envie de prendre le risque de vous raconter de la merde comme certains aiment le faire sans le moindre problème. Alors si vous souhaitez un avis nettement plus pointu que le mien sur F1 2019, je vous conseille plutôt d’aller lire le test de Stéphane sur Console-toi.fr qui connaît la licence sur le bout des ongles.

test de F1 2019 sur Xbox One X

De la F2 à la F1

Je ne sais pas pour vous, mais lorsque je lance un jeu comme F1 2019, ce qui m’intéresse, ce n’est pas le contre la montre ou encore le jeu en ligne, mais plutôt le mode carrière. Et cette année, on doit faire un petit tour en F2 avant de pouvoir rejoindre les grands. Mais rassurez-vous, cette mise en bouche ne s’étale pas sur toute une saison, mais seulement sur trois courses où l’on doit tenter de rattraper une situation qui est scénarisée. Ça nous permet de faire la connaissance de quelques protagonistes qu’on retrouvera plus tard, mais surtout de goûter à un gameplay différent et un plus nerveux avec des voitures moins assistées qu’en F1.

Comme à chaque fois, on nous donne la possibilité de créer un personnage de toute pièce. Je ne sais pas si c’était déjà le cas l’année dernière, mais on peut même créer un pilote féminin. Ce que j’ai justement fait. Par contre, des qu’on nous demande de choisir un surnom, qui peut être prononcé lors des interviews, on se rend compte que les prénoms féminins ont été laissé de côté. Et il en va de même des différentes remarques des commentateurs qui utilisent le pronom « lui » à la place de « elle ». Loin de moi l’idée de jouer les féministes à deux balles, mais je tenais juste à dire que ça m’a complétement flingué l’immersion et que ça aurait été sympa qu’il fasse un effort sur ce genre de petits détails.

Et quitte à rester sur les points qui fâchent, parce qu’il y en a, parlons un peu du mode des légendes. Alors que je m’imaginais brûler de la gomme avec la McLaren de Senna sur toute une saison à essayer de faire la nique à Verstapen, le mode nous propose juste quelques défis pour revivre les grands moments du duo magique ainsi que des livrées et les deux pilotes modélisés pour le jeu en ligne. Et c’est tout. Et à moins d’avoir loupé un truc, parce que les menus sont toujours aussi fouillis, il est impossible de faire des week-ends des courses ou une carrière avec l’un de ses deux monstres. Dommage, ratage et tout ce que vous voulez d’autres en « age ». Mais pas bondage…

test de F1 2019 sur Xbox One X

Une formule qui s’améliore avec l’âge

F1 2019, et ses prédécesseurs avant lui, est un jeu qui fonctionne et s’adresse aussi bien aux amateurs qu’aux spécialistes avec un siège-baquet et une roue à plus de 1000 boules chez eux. Le tout grâce à un gameplay particulièrement efficace et d’un mille-feuille d’aide à la conduite qu’on peut désactiver au fil de nos progrès. Et contrairement à d’autres jeux, les progrès sont visibles, constants et incroyablement gratifiants. Et puis je ne sais pas si c’est un indicateur suffisamment pertinent, mais lorsqu’il est une heure de matin, qu’on doit se lever dans cinq heures pour aller bosser et qu’on allume quand même sa console juste pour faire quelques tours du circuit de Bahreïn, c’est que le jeu est plutôt bon.

Pour en revenir au mode carrière, il est toujours construit de la même manière avec de longs week-ends qui s’étalent des essais jusqu’à la course avec quelques coupures d’interview pour façonner le comportement et les relations sociales de notre pilote. Les accros de la technique pourront jouer avec les régales de leur voiture dans les moindres détails et développer un arbre de progression imposant, tandis que les autres, comme moi, se contenteront d’écouter leurs ingénieurs et se lancer dans les séances de R&D pour choisir les bons pneus ou établir la stratégie de course la plus pertinente. Là encore, tout est fait pour contenter aussi bien les fans hardcore de F1 que les joueurs qui veulent juste se focaliser sur la piste. Ensuite, c’est un peu la même chanson : on enchaine les tours de circuits lors des essais pour appréhender le tracé, on essaie d’identifier une stratégie, on se tire la bourre avec son équipier, on tente la pôle en qualif et on fait la guerre en course contre une IA plus incisive que par le passée qui n’hésite pas à attaquer à la moindre brèche ouverte. Pour faire bref, c’est le pied. Et si d’aventure vous n’êtes pas du genre à jouer tout seul, le mode multi est ultra complet et vous permet de vous lancer dans des championnats en ligne à travers des ligues ou encore vous lancer dans des défis chaque week-end.

test de F1 2019 sur Xbox One X

Des sensations toujours plus folles

Jusqu’ici, je pense que vous avez bien compris en lisant mon test que je trouvais F1 2019 excellent, mais je ne vous ai toujours pas parlé des sensations manette, ou volant, en main. Eh bien, sachez simplement c’est un délice ! Une fois de plus, les voitures tiennent parfaitement la route, elles sont réactives et je n’ai éprouvé aucune sorte de difficulté à appréhender le jeu à la manette. Il faut juste se faire à l’angle de braquage pour éviter de bouffer la pelouse sur certains longs virages. Mais ça, c’est avec les aides à la conduite de base activées. Une fois qu’on les désactive unes à unes, c’est déjà plus coton, le freinage est moins facile, la voiture dérape plus facilement et on ne garde plus aussi facilement le contrôle de sa voiture dans les virages. Mais à aucun moment le jeu est injuste, il devient juste plus exigeant et c’est assez grisant lorsqu’on commence à dompter la machine petit à petit. Comme je vous le disais plus haut, la courbe de progression est palpable et c’est véritablement gratifiant de progresser après avoir galéré.

Côté immersion, F1 2019 enfonce un peu plus le clou, surtout avec la caméra embarquée ou près du sol où la sensation de vitesse en vraiment très agréable. Et je ne vous parle pas de ce délicieux bruit du vent qui siffle lorsqu’on active le DRS sur une longue ligne droite. J’ai beau avoir plusieurs heures de jeu au compteur, ça me fait toujours le même effet. Par contre, la gestion de la voiture et la communication avec le garage en course sont toujours aussi brouillonnes. Déjà, le nombre de possibilités et d’options n’aide pas, mais l’affichage est tellement minuscule qu’on perd de précieuses secondes à essayer de lire ou trouver sur quel bouton appuyer pour changer la puissance de son moteur ou encore dire si on rentre au stand au prochain tour. C’est un coup de main à prendre, mais je ne compte plus le nombre de fois où j’ai atterri dans les graviers à cause de ça. Et pour finir, un petit mot sur la réalisation technique qui est de meilleur facture que par le passé, mais toujours aussi « timide ». C’est propre, ça fait le boulot, mais je pense que vous ne trouverez personne pour vous dire que F1 2019 est magnifique. Il fait même assez pâle figure à côté de certains jeux de course. Le jeu a évidemment beaucoup d’autres qualités, mais ça serait pas mal qu’il essaie de faire un petit effort de ce côté-là. Histoire d’avoir droit à la véritable simulation ultime de F1.

test de F1 2019 sur Xbox One X

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