Qu’on se le dise, cette rentrée 2014 n’a pas été avare en sucreries pour la PS Vita. Après la grosse barbe à Papa de Disgaea 4, c’est au tour de Danganronpa 2 : Goodbye Despair de faire exploser le taux de glycémie des amoureux de la portable de Sony. Un jeu qu’on pourrait facilement comparer à un gros paquet de bonbons Arlequin copieusement arrosé de nitroglycérine pour un cocktail aussi festif qu’explosif.

Danganronpa 2Ayant fait l’impasse sur le premier Danganronpa, c’est surtout avec une grosse pointe de curiosité que je me suis attelé à sa suite. Une curiosité dénuée de toute forme de crainte puisque le premier épisode a été merveilleusement bien accueilli par la critique à défaut d’avoir brillé dans les charts. Pour en revenir à Danganronpa 2 : Goodbye Despair, le jeu nous plonge dans le cadre idyllique d’une île du pacifique lors d’un voyage scolaire des élèves de la Hope Academy. Malheureusement, les vacances tournent rapidement au cauchemar et tout ce joli petit monde se retrouve embarqué dans un remake de Battle Royal haut en couleur avec un ours en peluche démoniaque dans le rôle du professeur Kitano. Sauf qu’à la grande différence du film, dès lors qu’un élève se fait trucider par un autre, tout le monde se retrouve convié à un procès pour tenter de débusquer et punir le coupable. Avec en cas d’échec la liberté pour l’assassin et une mort expéditive pour les autres. Une mécanique de jeu aussi brillante que sadique qui tranche radicalement avec le côté shönen du titre. Si les procès sont assez brouillons de prime abord, dès lors que l’on a saisi le principe des différents mini-jeux, c’est un véritable petit plaisir de tenter de découvrir le coupable. L’ambiance est électrique, explosive et les délibérations sont riches en rebondissements qui viennent systématiquement bousculer la donne du procès. Mais avant d’en arriver là, le jeu nous inflige une longue traversée du désert où l’on doit se balader sur l’île pour se lier d’amitié (ou non) avec les autres élèves en taillant le bout de gras. Mais si les personnages sont attachants, voir charismatiques pour certains, les dialogues sont trop longs, souvent ennuyeux et viennent briser le rythme de l’aventure. Un mal qui peut paraitre nécessaire dans un visual-noel qui souhaite poser le décor des différents meurtres à venir, mais qui aurait tout de même pu éviter certaines longueurs. Au final, Danganronpa 2 : Goodbye Despair est typiquement le genre de jeu à ne pas mettre entre n’importe quelle main, surtout qu’il est intégralement en anglais. Anglophobes, vous voilà prévenus.

7
Déjanté
Danganronpa 2 : Goodbye Despair, c’est un peu le même genre d’expérience qu’on peut avoir avec sa première petite copine. On la trouve jolie, on adore passer du temps avec elle, mais il faut se farcir des heures et des heures de parlote avant d’enfin pouvoir s’amuser. Toute misogynie mise de côté, le jeu de Spike Chunsoft est un pur concentré de délire qui traine un peu trop en longueur et qui souffre d’un gros problème de rythme. A côté de ça, on y prend un pied d’enfer et participer à un remake de Battle Royal sur une île paradisiaque rythmé par des procès à la Phoenix Wright sous acide est une expérience qu’il serait bien dommage de louper. Du moins, si vous n’avez rien contre l’anglais et les ours en peluche à tendance psychopathe.

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