bioshock the collection

Avec Bioshock : The Collection, 2k nous a sans aucun doute pondu la meilleure compilation de ces dernières années. Une excellente idée cadeau en plus d’être le meilleur moyen de se refaire deux chefs d’œuvre sous leurs plus beau xjour.

J’y ai joué sur PS4 à partir d’une version fournie par l’éditeur

L’arrivée de la PS4 et de la Xbox One a signé le début de l’ère des rééditions, compilations et autres remasterisations. Et si l’objectif premier a toujours été de s’en  mettre plein les fouilles à moindres frais pour les éditeurs, on a tout de même eu droit à de très jolies choses. Je vous ai très récemment parlé de l’excellent travail fait sur Modern Warfare Remastered, mais on a aussi eu le droit à The Last of US, Gravity Rush ou encore The Nathan Drake Collection qui reste l’une de mes plus belles surprises de l’année dernière. Cette mode, qui en agace plus d’un, est le meilleur moyen de redécouvrir des jeux sous leurs meilleures forme, mais aussi de faire découvrir quelques pépites à une nouvelle génération de joueurs encore vierge du grand frisson vide ludique. Et en parlant de pépites, la saga Bioshock en propose tout de même trois. Enfin, Bioshock 2 mis de côté, on peut parler d’au moins deux chefs-d’œuvre réunis sur une seule et même galette. Et rien que pour ça, on reste en présence d’un petit événement pour cette fin d’année très riche en sorties.

test de bioshock the collection

Bioshock mon amour

C’était il y a 9 ans, Bioshock débarquait sur Xbox 360 et PC et je découvrais l’une de mes plus grosses baffes de ma courte vie de joueur. Un chef-d’œuvre signé Ken Levine qui livrait ici certainement sa plus belle pièce, même si j’avoue n’avoir jamais touché à System Shock. Pourtant, vue de loin, Bioshock a quelques relents de FPS médiocre à cause d’une visée moyenâgeuse qui avait de quoi faire pester tous les amateurs de FPS biberonnés à Counter Strike. Un défaut qu’il est bon de rappeler, mais qui est complètement balayé par tout ce qu’a à offrir le jeu. À savoir une aventure unique dans la merveilleuse cité de Rapture. Une ville noyée sous les eaux et édifiée après la seconde guerre mondiale par le génial, mais très controversé, Andrew Ryan. Là-bas, il y est question de survivre, comprendre et venir en aide à un certain Atlas qui nous guide à travers ce ballet de rencontres les plus folles les unes que les autres. Entre la beauté des lieux qu’on visite et l’histoire de la cité qui se déroule au fil des cassettes audio qu’on découvre, on fait la rencontre des Chrosômes, derniers habitants de la ville complétement ravagés par l’enfermement, des scientifiques aux pratiques plus que douteuses, mais aussi, et surtout, des petites sœurs. Toujours accompagnées d’un Big Daddy, une espèce de colosse de plus de deux mètres particulièrement redoutable et armé d’un scaphandre de combat, elles déambulent un peu partout dans Rapture pour récolter de l’Adam. Un précieux mutagène qui sert de monnaie d’échange pour acquérir des plasmides. L’équivalent d’une canette de Red Bull à Rapture. Sauf qu’à la place de donner des ailes pour se faire plaisir sur un pigeon, les plasmides procurent différents types de pouvoirs : arc électrique, nuée d’insectes, etc. Ainsi, si le jeu manque un peu de précision, c’est le mix entre l’utilisation d’armes traditionnelles et les plasmides qui donne une certaine saveur au gameplay. Surtout qu’il est également possible de pirater tout et n’importe quoi pour multiplier les possibilités de jeu. La force de Bioshock réside donc dans la réunion de tous ces éléments. Un gameplay agréable, une ambiance oppressante et cette douce sensation de vivre une aventure unique. Et malgré ses quelques défauts, Bioshock n’a jamais volé son statut de chef-d’œuvre qui a fait l’unanimité aussi bien près des joueurs que la presse.

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Des hauts et des bas

Viens ensuite Bioshock 2. Une suite rapidement commandée par 2K qui n’a pas été développé par Irrational Games qui ne souhaitaient pas remballer aussi tôt. Et si le jeu reste aussi bon que son ainé, la saveur n’est pas du tout la même. L’impression de redite se fait sentir dans chaque recoin de Rapture et l’ajout d’un mode multijoueur a fait le même effet qu’un bon gros glayot à la face du premier. Je me souviens encore du fameux test de Nofrag, de loin le plus pertinent de la presse française, qui s’était contenté d’un simple « C’est la même chose que le premier en moins réussi » répété en boucle. Tout est dit. À vraie dire, je n’ai jamais pris le temps de terminer Bioshsock 2. Le début ne m’avait pas spécialement emballé et j’avais une pile de jeux à faire à l’époque. L’arrivée de cette collection est donc l’occasion pour moi d’enfin le terminer. Par contre, j’ai bouffé Bioshosck Infinite du début jusqu’à la fin. Et si je préfère le premier Bioshock, difficile de nier être en présence d’un nouveau chef-d’œuvre de Ken Levine. Cette fois, on quitte les profondeurs de Rapture pour s’envoler vers Columbia. Une cité flottante née de l’imagination du prophète Comstock. Ici, le gameplay se veut nettement plus dynamique avec une visée à la page et des sensations armes en main bien meilleures. De plus, à l’aide d’un grappin, il est possible de s’agripper et de voyager sur des rails aériens pour se déplacer entre les différents îlots que compose Columbia. Le jeu gagne énormément en punch et les plasmides laissent place aux Toniques qui offrent une plus grande diversité dans les pouvoirs. Le jeu se démarque aussi de ses ancêtres avec un scénario à première vue simpliste, mais qui a de quoi retourner le cerveau avec sa narration et ses multiples retournements de situation. Un jeu à message avec différents degrés de lecture et d’interprétation. En clair, un jeu à faire et même à refaire.

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La compil de l’année

Au final, quid de cette compilation ? Déjà, le fait de regrouper trois jeux de cette trempe sur la même galette est déjà une raison suffisante pour passer à la caisse. Surtout quand elle est vendue à moins de 50 euros. Et bien que les jeux n’aient pas été intégralement refaits, ils s’affichent sous leurs plus beaux jours avec des traits plus fins, une gestion de la lumière dynamique et un framerate calé à 60 fps pour une expérience de jeu au poil. Les deux premiers Bioshock ne donnent pas l’impression d’avoir autant d’années au compteur et n’ont même presque rien à envier à la plupart des jeux de la génération actuelle. Quant à Bioshock Infinite, qui profite d’une direction artistique nettement moins blafarde, il rayonne à l’écran sous un festival de couleurs. Et en plus du gain cosmétique non négligeable, la galette embarque l’intégralité des DLC de la trilogie en plus de s’être débarrassé de cette aberration de mode multijoueur de Bioshock 2. C’est bien pour ça que l’on ait déjà fait ou non ces jeux, Bioshock : The Collection reste un bel investissement et une excellente idée cadeau de fin d’année si vous souhaitez faire un heureux. De quoi refaire des titres qui ont marqué l’histoire du jeu vidéo dans les meilleures conditions avec tout ce qu’ils ont à offrir. Sincèrement, il n‘y a même pas de quoi hésiter.

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