Voilà maintenant près d’une décade qu’on a le droit à des compilations de jeux Mega Drive, le genre de petites friandises qu’on aime grignoter mais qui ne font pas sauter au plafond pour autant. Sauf que là, c’est un petit poil différent. Que ce soit dans la liste des jeux proposés, la forme et les quelques bonus qui vont avec, Sega Mega Drive Classics m’a fait revivre l’une de mes plus belles périodes de jeu vidéo.

J’ai déjà dû vous le dire, je suis même certains de vous l’avoir déjà dit, mais à la maison, on a toujours été de la team SEGA. Alors au lieu de succomber aux sirènes de la PlayStation, de jouer des heures durant à Fantavision sur sa petite sœur ou de faire la rencontre de Yoshi sur Super Nintendo, mon frère et moi avions opté pour la Saturn, la Deamcast et bien sur la Mega Drive. Et si j’aime dire que la Dreamcast reste ma console préférée de tous les temps, je me souviens parfaitement du jour où la Mega Drive est arrivée pour la toute première fois à la maison : joie, frisson et vertige. Le genre de sentiment que je ne ressens plus du tout aujourd’hui quand je déballe une nouvelle console. Alors à chaque fois que SEGA propose une petite compilation de jeux Mega Drive, que ce soit sur PSP ou PS3 et Xbox 360, je ne manque pas le rendez-vous. Par nostalgie tout d’abord, mais surtout par commodité, car ça reste un bon moyen de profiter des jeux de l’époque sans avoir à sortir le matos du fond d’un carton ou de se ruiner sur le prix de certaines cartouches aujourd’hui. Et c’est pour les mêmes raisons que j’ai inséré la galette de Sega Mega Drive Classics dans le mange disque de ma PS4 avec un si grand sourire.

Ce n’est pas par flemme (bien évidemment que oui), mais ne comptez pas sur moi pour vous énumérer tous les jeux disponibles dans cette nouvelle compilation. Ce serait fastidieux à faire, pas pratique à lire et surtout ça foutterait en l’air toute ma fantastique mise en page. Et puis vous pouvez toujours aller faire un tour sur le site officiel du jeu. Par contre, ce que je peux faire, c’est vous parlez des gros absents comme Quackshot, Sonic 3, Aladdin, Castle of Illusion, Flashback, Road Rash ou encore l’incroyable et l’inoubliable Cool Spot. Des absences qui crèvent le cœur, mais qui s’expliquent par des histoires de droits et de la montagne de pognon qui va avec. N’oublions pas le monde dans lequel on vit. Mais qu’importe, car s’il y a des absents, il ne faut pas oublier les présents avec les 53 jeux de cette compilation. Et tant que je peux jouer à Sonic 2, ToeJam and Earl, Golden Axe 3, Street of Rage 2 ou encore un petit Shinobi, le reste n’est que littérature…

En plus de nous proposer une jolie collection de jeux dont certains en ont encore sacrément sous le pied, de quoi donner envie d’y passer quelques heures, Sega Mega Drive Classics est aussi un très bon émulateur. Les jeux ne sont pas dénaturés, ils ne souffrent pas de nos belles dalles 4K de bourgeois et tournent avec la même précision / imprécision qu’à l’époque. On a le droit à plein d’options d’affichage, pour lisser les pixels ou encore changer le cadre autour de l’image,  mais il faut à tout prix éviter d’utiliser le rendu 4K en plein écran pour ne pas finir avec les yeux injectés de sang. Pour moi, rien ne vaut l’affichage standard et il est même possible de jouer avec une vue sur un bon vieux tube cathodique. D’ailleurs, le jeu ne propose pas de menu sans saveur avec une simple liste de jeux, mais nous plonge dans une chambre d’adolescent avec des posters sur les murs, la console en vrac sous la télé et une bibliothèque où sont soigneusement rangés les 53 jeux de la compilation. Avec comme petit bonus la cartouche qui s’enclenche dans la console dès qu’on choisit un jeu dans l’étagère. Frissons presque garantis.

Côté fonctionnalités, en plus de proposer quatre slots de sauvegarde par jeux, le genre de truc qu’on aurait tous rêvé d’avoir à l’époque, Sega Mega Drive Classics  permet de jouer en ligne avec plus de la moitié des jeux. Malheureusement, je ne sais pas si c’est voulu ou si c’est simplement un caprice du code réseau, mais on se fait éjecter du jeu à la moindre petite interférence ou déconnexion. En même temps, ça se saurait si on jouait à la megadrive pour les délices de l’écran splitté tout rabougris de Sonic 2. En plus de tout cela, il est possible de rembobiner ou d’accélérer la vitesse en jeu à l’aide des gâchettes de la manette. De quoi s’éviter un Game Over stupide après une bourde ou rendre la traversée des cartes de ToeJam and Earl un peu moins mollassonne. Ça n’a l’air de rien dit comme ça, mais on a du mal à décrocher une fois qu’on goutte à ces fonctionnalités. Pour terminer, chaque jeu propose des défis à accomplir comme renverser la vapeur lors d‘un combat mal engagé dans Virtua Fighter 2 ou encore terminer un niveau sans se faire toucher. En plus d’apporter un peu de piquant aux parties et donner envie de toucher à des jeux qu’on n’aurait pas fait sans, ça motive surtout à retourner le jeu dans tous les sens et pourquoi pas même tenter le trophée platine. Parce que oui, j’y joue sur PS4

REVIEW OVERVIEW
Nostalgie mon amour
8
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