PES 2015

La semaine dernière, j’ai eu la chance de mettre les mains sur une version PS4 de PES 2015. Et s’il encore trop tôt pour crier à un quelconque retour du Roi (Je suis pas fou non plus), cette petite heure de jeu m’a redonnée foi en la licence. Je vous dis pourquoi.

Putain, c’est pas trop tôt !

PES 2015Putain c’est pas trop tôt. C’est plus ou moins ce que je me suis dans la tête après seulement 30 secondes de jeu sur PES 2015. Après pas moins de huit années de calvaire et un épisode 2014 encourageant, voilà que PES retrouve enfin son éclat d’antan. Des sensations de jeu tout de suite très agréables, un ballon qui circule, des joueurs qui se placent intelligemment sur la pelouse et du plaisir immédiat au bout des doigts. Ça fait vraiment du bien de ressentir ce genre de choses après toutes ces années de disette. Faire circuler le cuire avec ses joueurs est grisant et construire ses attaques avant de faire vibrer les filets a ce petit côté jubilatoire qu’on aime tant dans un jeu de foot. Surtout que la physique de balle est toujours aussi agréable avec une sensation de poids qui rend les frappes lointaines particulièrement jouissives. Surtout lorsqu’elles se concluent par un poteau rentrant libérateur.  Par contre, tout comme sur PES 2014,  les sorties en solitaire sont toujours aussi délicates à placer même s’il est possible d’éliminer quelques défenseurs en jouant habilement du stick analogique droit. Mais pour gagner, la seule stratégie qui prévaut reste la construction du jeu. Chose qui gagne en technicité avec PES 2015 puisque le ballon est maintenant une entité autonome. Fini la balle qui reste scotchée aux pieds de ses joueurs et qui agit comme un aimant à chaque passes. Un mauvais contrôle, une passe trop appuyée ou un drible trop audacieux et le cuir fini dans les pieds de l’adversaire ou lamentablement en touche. C’est assez déroutant sur le premier match, mais on prend ses marques relativement vite. Côté défensif, je n’ai pas noté de chamboulement particulier. Les joueurs s’alignent correctement et ne laissent pas trop d’espaces aux adversaires. De manière générale, hormis l’arbitre qui a accordé un penalty sur une faute imaginaire et des coéquipiers qui ont toujours cette fâcheuse tendance à ne pas se porter vers l’avant, l’IA s’est montré plutôt correct. Y compris du côté des gardiens avec un portier solide sur ses jambes et parfaitement à l’aise dans le jeu aérien. Malheureusement, si les sensations de jeu se sont montrées très bonnes (j’insiste sur le très), PES 2015 a montré quelques signes de faiblesse qui gâchent un peu la fête et qui prouve que la simulation de Konami n’est pas encore tout à fait prête.

Baston !!!!!

PES 2015Un élève brillant et sérieux a toujours des faiblesses. Pour PES 2015, c’est l’inertie beaucoup trop prononcée des joueurs qui vient casser et même saccager le rythme du jeu. A chaque changement de direction, un joueur aussi svelte et dynamique que Van Persie se transforme le temps de quelques secondes en tractopelle chargé à bloc. Bon, j’abuse un peu dans ma comparaison foireuse, mais les joueurs se montrent trop lourds et trop lent sur certains mouvements. Idem, contrairement aux précédents opus où la vivacité était reine, les joueurs manquent un peu de dynamisme avec des animations trop longuettes qui peuvent provoquer des « retards » sur les passes ou les frappes. Rien de vraiment rédhibitoire, mais le tempo général s’en retrouve pénalisé et le tout manque un peu de panache et de mordant. Mais d’un côté, on peut comprendre Konami qui souhaite nous en mettre plein la vue avec toute sa nouvelle gamme d’animations des joueurs. Que ce soit sur un drible, un tacle, une frappe ou même une tête, les animations ont gagné en réalisme et surtout en souplesse. Une évolution qu’on accueille les bras grands ouverts  lorsqu’on se souvient des animations trop rigides et saccadés des précédents opus, transformant certains joueurs en automates de foire. Maintenant, il reste juste à Konami de mettre le bon coup de tournevis là où il faut pour trouver le compromis parfait entre la souplesse, le réalisme et le dynamise. Chose qui a parfaitement le temps de changer d’ici la sortie du jeu en automne.  Enfin, d’un point de vue purement technique, autant vous dire que le jeu envoi du bois. Les joueurs sont sublimement modélisés, les couleurs offrent une patte très chaleureuse au jeu et hormis ce léger effet de plastique qui peut être assez dérangeant, on peut dire que le Fox Engine est ici parfaitement utilisé. Le jeu est beau, fluide et ne s’encombre pas d’aliasing disgracieux. Pour résumer, que ce soit visuellement parlent ou pad en main, PES 2015 m’a donné une excellente impression.  Pour tout vous dire, cette nouvelle mouture me fait même penser à FIFA 08, vous savez l’épisode charnière qui fait s’asseoir FIFA sur le trône du Roi où il pionce depuis plusieurs années déjà. De là à dire que la série de Konami prendra la même trajectoire, on en reparlera plus tard. Mais Si FIFA 15 a encore quelques longueurs d’avances sur son camarde de jeu (Lire ma preview de FIFA 15), ça ne m’étonnerait pas de voir de nombreux joueurs changer de crèmerie dès cette année. Je dis ça, je dis rien.

imgMISTER T1
Mister T approuve

Il aura donc fallu attendre toute une génération de console pour enfin voir un PES digne d’aller échanger quelques mandales avec FIFA sans se prendre un KO technique au premier round. Dès les premières secondes de jeu, PES 2015 envoi la couleur avec une réalisation graphique étincelante, des animations chiadées et d’excellentes sensations de jeu. Alors même si l’inertie est trop prononcée et que le tempo général manque un peu de panache,  ce PES 2015 sent bon et sent même très bon. Bien sûr, il faudra attendre la version finale du jeu pour se forger un avis définitif, mais le combat contre l’ogre FIFA ne se jouera pas que dans un sens cette année. Et ça, c’est tout bénef pour les joueurs.

 

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