Après avoir bravé l’enfer du périphérique parisien et des parkings souterrains de la porte de Versailles, j’ai finalement pu assister à la soirée d’inauguration de la Paris Games Week. Entre les bornes de jeux en pagaille, le champagne, les zones « VIP », la montagne de canettes Coca Cola Zero et les quelques belles exclusivités, un constat semble s’imposer : 2014, c’est l’année de la maturité.

Une organisation solide

Cette année, les organisateurs de la Paris Games Week ont eu la merveilleuse idée d’étaler le salon sur trois halls. D’un côté, on peut retrouver l’espace Kids avec ses gigantesques stands Skylanders et les traditionnels vendeurs de bonbons (Comme l’année dernière) et à l’autre bout du salon l’ESWC s’est trouvé un bel espace à l’écart pour ses compétitions. Pour le reste, les plus gros acteurs de l’industrie (Sony, Microsoft, Ubisoft, EA etc.) accompagnés de quelques indés et autres vendeurs de goodies se sont donné rendez-vous au cœur du salon pour un spectacle son et lumière particulièrement cliquant mais terriblement bruyant (Oui, je parle de vous Ubi). Contrairement aux précédentes années, les stands semblent mieux élaborés, pas forcément plus grands, mais conçus afin de permettre aux visiteurs de jouer tranquillement sur les bornes sans pour autant se faire marcher sur la gueule par un pachyderme en cosplay de Ken le survivant. Aussi, les allées sont maintenant plus larges, on circule mieux et on découvre avec joie que la présence d’oxygène n’était pas un mythe et qu’il est possible de respirer à la Paris Games Week. Notez toutefois que le week-end s’annonce apocalyptique question fréquentation et que la circulation dans le salon sera certainement houleuse malgré les efforts mis en place. Dans la vie, on ne peut pas tout avoir.

Paris Games Week

De belles exclues

Depuis sa création, le plus gros défaut de la Paris Games Week était l’absence d’exclusivités pour les joueurs. Aller se balader dans un salon de jeu vidéo c’est sympa, mais si c’est pour faire la queue des heures durant pour jouer à un jeu déjà en magasin ou en passe de l’être, ça l’est déjà nettement moins. Cette année, grâce aux nombreux reports de ces derniers mois, le salon parisien accueille de nombreuses exclusivités que ne bouderont certainement pas les visiteurs. Ainsi, il est possible de tester l’Oculus Rift, de poser les mains sur la New 3DS mais surtout de jouer ou d’assister à des présentations de nombreux jeux : The Witcher 3, Evolve, Project Cars, Super Smash Bros for Wii U,  Quantum Break, Captain Toad, BloodBorne, Until Dawn, The Order : 1886 ou encore Final Fantasy  Type-0 HD. Si j’ai passé de très bons moments lors de cette soirée, notamment avec l’Occulus Rift et Project Cars (je compte bien en faire un billet si je trouve un peu de temps), ce n’a pas été le cas sur le stand de Sony et j’en profite pour passer un petit coup de gueule. Sans vouloir jouer le sale gosse, Sony, certainement fier de son statut de leader sur cette génération, a privatisé la grande majorité de son stand lors d’une soirée qui l’était pourtant déjà. Sans sésame, impossible de faire une partie de The Order : 1886 littéralement boudé par les invités trop occupés à siffler des coupes de champagne. Alors que Nintendo et Microsoft ont joué le jeu à fond, Sony a préféré jouer la starlette, a misé sur les paillettes et a oublié le temps d’une soirée son slogan maintenant devenu culte : 4 The Gamers. Et je trouve ça bien triste. Fin du coup de gueule.

Paris Games Week

Le retour du respect ?

Pour finir, parlons un peu de moralité et de respect (Le mec trop chiant). L’année dernière, la Paris Games Week a été entachée par des débordements sur le stand de Call of Duty et par la violence de certains vigils un peu trop zélés (Moïse, si tu m’écoutes). Cette année, si tout n’est pas parfait, les organisateurs ont vraisemblablement fait les choses pour que tout se passe pour le mieux. Pas de concours débiles pour gagner une édition collector à 150 boules d’un jeu, des vigils professionnels qui font leur boulot proprement sans prendre la grosse tête et le stand de Call of Duty : Advanced Warfighter astucieusement placé pour éviter toute forme de raz de marée. Tout comme l’année dernière, l’espace Kids n’a pas été monté à l’arrache, les bornes sont nombreuses, pédagogiques et les familles peuvent venir passer un bon moment sans être gênés par la cohorte de joueurs de l’autre côté du salon. Malheureusement, cette année encore, le PEGI on s’en bat un peu l’œil et j’ai ainsi pu voir trois bambins (Entre 10 et 12 ans) vantant leurs exploits sur Evolve à une maman qui n’en avait visiblement rien à foutre. Un problème insoluble tant que la norme PEGI restera qu’une simple indication à défaut d’une véritable interdiction. Pour finir, suite aux récents évènements sur la condition de la femme dans le milieu du jeu vidéo (Gamergate et consort), les organisateurs de la Paris Games Week ont eu la présence d’esprit de lever le pied sur les « Babes ». Ainsi, ne comptez plus tomber sur une paire de fesses moulées dans du latex ou un décolleté ouvert jusqu’au nombril tous les trois mètres. Il est temps que les mentalités changent et qu’on gomme une bonne fois pour toute cette misogynie qui encrasse le milieu (Oui, je suis un bisounours idéaliste) Bien sûr, pour les amateurs, il reste encore de nombreuses hôtesses, de très jolies, et j’ai même pensé à vous en prenant un cliché de la charmante et très sympathique hôtesse présente sur le stand de Project Cars.

Paris Games Week

Tout n’est pas encore parfait, mais la Paris Games Week grandit, murit et j’ai clairement hâte de voir comment évoluera notre petit salon parisien ces prochaines années. On est loin de l’aura d’un E3, mais je suis sûr qu’il y a de la place pour venir taquiner la Gamescom. Au moins un petit coup d’épaule. Juste comme ça.

8 Commentaires

  1. De ce que j’en vois sur internet c’est toujours aussi serré avec un nombre de visiteurs trop grand par rapport à la taille des lieux. De plus le nombre de jeux non sortis a, j’ai l’impression, tendance à s’améliorer mais si c’est pour voir les mêmes présentations que tu peux voir sur youtube de la Gamescom ou l’E3, ça reste moyen. En tout cas de mon côté, la PGW n’est pas encore prête de me faire rêver^^

    • C’est le problème, plus tu agrandi et plus tu attires du monde, mais des efforts ont clairement été fais. Et pour les jeux, beaucoup sont jouables et ce n’est pas négligeable. Tout le monde ne peut pas se permettre d’aller faire un tour en Allemagne au mois d’août.

  2. Ah ça je ne dis pas le contraie pour la proximité. Mais pour moi qui ne suis pas du coin au final je préfèrerais économiser pour aller à la Gamescom plutôt que de payer plus de 100E pour la Paris Games Week. Après faut voir si au fur et à mesure des années ils donnent de plus en plus de moyen à la PGW mais il faudra encore pas mal de temps avant de chatouiller les allemands^^

  3. Pour chatouiller les allemands, ça reste du “rêve” pour ma part. La possibilité est là, mais ya un sacré nombre d’étapes à franchir.

  4. De mon côté, je ne suis pas du tout d’accord. Je n’étais déjà pas très fan de la PGW, mais cette dernière m’a confirmé mon envie de ne plus jamais y retourner.

  5. Après, comme je le dis, je ne suis allé qu’à la soirée presse/vip. Avec beaucoup moins de monde qu’en semaine où l’expérience devait être différente. Mais je trouve qu’il y a du mieux.

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