Test de Mighty No. 9 sur PS4

Avant de voir tous ces gens râler sur les forums, j’avoue être passé totalement à côté de Mighty No. 9. Un jeu financé via Kickstarter à hauteur de 4 millions de dollars et qui devait être le digne successeur de Megaman. Loupé.

Je ne vais pas vous mentir, mais je ne suis pas un grand fan de Megaman. Je m’y suis bien essayé à de nombreuses reprises lors de ma folle jeunesse, mais le côté hardcore de la difficulté à toujours eu cette tendance à me refroidir. Mais ce manque d’attachement autour de la licence ne m’empêche pas de reconnaitre un plagiat quand j’en vois un. Et qu’on le veuille ou non, qu’on parle d’hommage ou pas, Mighty No.9 est une repompe scandaleusement scandaleuse de Megaman. Le talent en moins. La toute première fois où j’ai écouté le podcast des Tauliers, Jay, l’homme le plus vénère du milieu (qu’il a plus ou moins quitté), a craché toute sa bille sur Keiji Inafune. L’homme à la base du projet Kickstarter de Mighty No.9, producteur historique chez Capcom et qui semble faire partie de cette catégorie de personnes s’accaparant le travail des autres pour se faire reluire le manche et récolter les lauriers. En clair, le fumier de base. Ça, c’était le tableau qu’on m’avait fait du bonhomme il y a plusieurs années et quand je vois tout ce qui s’est passé autour de Mighty No. 9, je me dis qu’il n’a pas volé sa réputation! Surtout quand il ose sortir un jeu mal branlé, qui ne respecte pas les promesses initiales et qui reste tout de même un putain de plagiat après avoir levé près de 4 millions de dollars à des bakers qui ne demandaient qu’un digne successeur au bonhomme bleu de Capcom. Bon, j’y vais un peu fort, mais autant commencé avec les choses qui fâchent avant de parler des bons points. Car oui, Mighty No.9 est loin d’être un mauvais jeu, c’est juste qu’il reste un plagiat pur et simple, qu’ils se colline un level-design parfois désastreux qui ajoute une dose de difficulté supplémentaire là où il n’en fallait pas, qu’il est globalement moche avec des niveaux d’un vide abyssal et qu’il propose des cut-scene d’un mauvais gout assez remarquable.

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Comme je vous le disais plus haut, Mighty No.9 a beau souffrir de tous les maux du monde, ce n’est pas un mauvais jeu pour autant. Il est même plutôt sympathique quand on le prend du bon sens. Le gameplay est très correct et repose sur une mécanique de jeu intelligente et plutôt bien fichue. Au lieu de tuer bêtement tous les ennemis qui apparaissent à l’écran, allant du petit robot en forme de poubelle à l’hélicoptère cracheur de missiles en passant par des machines à sous « hanté », il est possible de les assommer en leur portant un certain nombre de coups avant de les absorber à l’aide d’un dash en avant. Et selon le type d’ennemi qu’on vient de se farcir, on acquiert différents types de bonus comme une meilleure défense, une vitesse accrue ou une puissance de feu décuplée. Malheureusement, l’effet de ces bonus est temporaire et il faut donc privilégier l’attaque, savoir prendre des risques et jouer rapidement pour se mettre dans les meilleures conditions. Car à l’image de Megaman, Mighty No. 9 est loin d’être simple et je ne compte plus le nombre de fois où je me suis casser les dents avant d’atteindre la fin d’un niveau pour ensuite me faire victimiser par le boss. Je n’ai pas honte de le dire, mais au moment où j’écris ces lignes, je n’ai terminé aucun niveau hormis le tout premier qui reste lui plutôt facile. La faute à mon skill en bois et une patience qui me fait définitivement défaut. Mais comme le jeu propose de choisir le niveau, j’ai tout de même pu me rétamer la gueule sur presque tous les tableaux et je compte bien persévérer pour terminer un ou deux niveaux supplémentaires. Une histoire d’honneur.

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