MGS V

Hier, j’ai passé le seuil des 30 heures de jeu sur MGS V : The Phantom Pain. Alors en attendant le test du jeu qui ne viendra qu’après avoir bouclé le jeu dans son intégralité, et pas avant, je vous propose ici mes premières impressions. Autant vous dire que j’ai apprécié.

J’ai toujours été du genre à apprécier les jeux avec une durée de vie plutôt courte. Qu’un jeu se torche en moins de 10 heures m’importe peu tant que l’expérience est agréable. En fait, je suis même du genre à bouder les titres qui tirent en longueur et qui demandent un investissement trop conséquent comme la plupart des RPG ou certains jeux de stratégie. Et pourtant, ça fait maintenant plus de 30 heures que je suis sur MGS V, je n’en suis même pas à 20% de complétion et je n’arrive plus du tout à en décrocher malgré mes exemplaires de Mad Max et Until Dawn qui se regardent en chien de faïence depuis l’étagère du salon. Je n’en suis pas non plus à me gratter les avant-bras quand je suis au boulot ou à compter les heures et les minutes qui me séparent de Big Boss, mais j’avoue avoir un peu de mal à imaginer une soirée sans passer un peu de temps sur le jeu. D’un autre côté, en qualité de MGS Fag totalement assumé, j’imagine que ça ne surprend personne de me voir totalement ébahi face à l’ultime rejeton d’Hideo Kojima estampillé Metal Gear Solid. Mais à y regarder de plus près,  MGS V : The Phantom Pain a de quoi faire fuir pas mal de fans de la première heure tant il rompt avec les traditions de la saga. Finies les aventures haletantes d’une dizaine d’heures où le scénario, les personnages et l’ambiance prévalent sur le reste. MGS V mise tout sur le gameplay et nous propose un jeu d’infiltration en open world particulièrement jouissif à prendre en main.  Oui, jouissif, le mot est lancé.

Si je préfère attendre le test du jeu pour vous parler plus en profondeur du gameplay de MGS V, sachez simplement que si l’on prend la peine de jouer le jeu et d’utiliser tous les outils mis à disposition, The Phantom Pain propose sans conteste l’une des toutes meilleures expériences de jeu en infiltration. Si ce n’est même la meilleure. Avec sa très vaste zone de jeu, la souplesse des déplacements de Big Boss,  le cycle jour / nuit, la possibilité d’être épaulé par un buddy et la multitude d’équipements que l’on peut se confectionner et se faire livrer depuis la Mother base, infiltrer une base ennemie n’a jamais été jouissif. Il n’y a aucun chemin prédéfini à suivre, le jeu nous lâche en totale en roue libre au beau milieu de la pampa et les possibilités d’approches sont presque infinies. Même l’IA, habituellement limité dans la série,  se montre d’une incroyable solidité malgré quelques cas de DHA (Débilité hautement aggravé) ici et là. Les rondes ne sont plus aussi prévisibles que par le passé, on peut se faire surprendre par un soldat en balade et tout ce petit monde est d’une folle efficacité pour s’organiser en cas d’alerte. Et pour les petits malins qui trouvent le jeu trop facile à cause du mode reflex, il suffit de le désactiver dans les options. Ils reviendront en pleurant…. Malheureusement, à tout miser sur le gameplay et sur une structure de jeu assez particulière, le scénario et la narration de MGS V se veulent plus en retrait et les cinématiques sont moins nombreuses et nettement plus courtes que par le passé. De quoi chafouiner le fan adepte des cinématiques de plus d’une heure et des longues diatribes philosophiques. Mais MGS V est loin d’être muet pour autant et propose même une certaine richesse scénaristique si l’on prend la peine d’écouter les cassettes audio que l’on débloque au fur et à mesure de l’aventure. Si la forme narrative a radicalement changé, le fond reste toujours du même tonneau et Hideo Kojima montre une nouvelle fois qu’il sait faire preuve d’une rare intelligence pour ce qui est de raconter une histoire, manipuler les joueurs et insuffler une dose d’épique là où il faut et quand il le faut. Mais n’ayant pas encore terminé le jeu, j’attends de voir si le fameux lien manquant est aussi solide que certains le disent. Mais si je suis sûr d’une chose, c’est que tonton Koji est en train de me la mettre à l’envers d’une façon ou d’une autre.

Venons-en maintenant aux choses qui fâchent. Car si certains pensaient « naïvement » que mon amour pour la série allait m’empêcher de pointer du doigt les défauts du jeu, autant vous foutre directement un parpaing bien au fond de l’orbite. Qu’on se le dise, MGS V : The Phantom Pain n’est LE jeu parfait vendu par certains et ce n’est pas non plus le jeu « de trop » que les pisse-froid s’amusent à tailler sur leurs blogs en carton histoire de se faire mousser sur Twitter. Au stade où j’en suis, je qualifierais MGS V d’excellent jeu d’infiltration entaché par des défauts qui l’empêchent d’atteindre un statut qui lui semble pourtant à portée de phalange : Celui du meilleur MGS de la série. Le problème ? Une structure de jeu un peu mal branlée qui fout en l’air tout le rythme de l’aventure, la gestion de la Mother Base qui manque de folie alors qu’elle est fondamentale ainsi qu’une réalisation assez inégale qui nous fait passer de panoramas somptueux quasiment photoréalistes à des intérieurs ternes et faits à la vas-vite. Mais là n’est pas ce qui cloche le plus à mon sens. Si l’on met de côté la première heure de jeu qui sert d’introduction et qui est plutôt bien fichue, MGS V met une plombe à démarrer. On nous balance au beau milieu de l’Afghanistan et on part pour une dizaine d’heures de tutorial géant à enchainer des missions pas très passionnantes avant que ça commence réellement à monter en puissance. À partir d’un certain moment, l’expérience devient même complètement dingue et la frustration des premières heures sont complétement bouffées par ce doux sentiment qu’est le plaisir. Mais avant d’en arriver là, il faut y laisser un peu de sueur, et je suis parfaitement conscient que certains joueurs refusent catégoriquement de passer par là. J’en aurais surement fait de même si le jeu ne s’appelait pas Metal Gear.

On se donne rendez-vous d’ici quelques jours (Semaines ?) pour la publication de mon test définitif qui ne sera pas publié ici, mais sur Console-toi. Sur ce, j’y retourne, Big Boss me manque. Un peu. Beaucoup !

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5 Commentaires

  1. je confirme qu’une foi la main dans l’engrenage, on ne joue plus qu’a ce jeu car il y a quand même du boulot si on veux y jouer correctement et pas juste enchainer les missions en mode Yolo! Et puis on est vite détourné parfois sur d’autre occupations comme faire des activités rapportant du PIM pour achever des projets ou devenir un kidnapper de soldat pour en débloquer de plus intéressants.

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