La semaine dernière, j’ai pu mettre la main sur les deux premiers tomes de Lune de Sang, une nouvelle série signée Tomō  Maruyama qui débarque enfin en France chez l’éditeur Doki-Doki.

Quand le mythe du loup-garou rencontre le folklore japonais, ça donne Lune de Sang (Gachirin ni kiri saku). Un seinein de Tomō Maruyama particulièrement prolixe en hémoglobine où des loups garous se font découper en petits morceaux par Sakuya, la grande prêtresse de la famille Inugami. Depuis de très longues années, une malédiction frappe la forêt d’Ôfuru où des humais possédés se transforment en monstres friands de corps de jeunes filles. Et si Sakuya parvient tant bien que mal à assurer la protection des habitants de la région, sa mission va être sérieusement mis à mal par la meute de Shirachigo et du mystérieux petit chaperon écarlate.

Si le pitch de départ m’avait tout de suite mis l’eau à la bouche, ma lecture avait plutôt mal commencé. Les premiers chapitres, qui posent les bases de l’histoire, sont hachés, trop lents et ne se concentrent pas assez sur les différents personnages croisés. Chose qui, heureusement, s’améliore grandement par la suite où le rythme gagne en intensité et l’histoire en intérêt. Dans le volume 2, on apprend beaucoup plus de choses sur Sakuya, sa famille et tout ce qui l’a amené à endosser le rôle de pacificatrice de loup-garou. Car si elle est merveilleusement douée dans le maniement du sabre, elle reste surtout habitée par l’esprit d’un Inugami supérieur. Ce qui en fait un personnage bourré de mystère et particulièrement intéressant à suivre. Du côté de la forme, Lune de Sang est un Manga plutôt gore où chaque plan est l’occasion de voir des hectolitres de sang, des jambes arrachées, des loups garous dépecés, mais aussi quelques gracieuses formes féminines. Sans tomber dans le vulgaire, Lune de Sang joue la carte de l’érotisme léger avec quelques lignes de dialogues crues, des positions parfois très explicites des personnages féminins et une farandole d’opulentes poitrines que les Loups Garous n’hésitent pas à exhiber, voir même lécher, avant d’attaquer leurs repas. De fait, si vous souhaitiez offrir Lune de Sang à votre petit cousin pour son anniversaire, réfléchissez-y bien à deux fois avant de vous retrouver avec ses parents sur le dos. Mais bon, ça reste léger et l’œuvre ne tourne pas autour de ça. Et c’est bien là l’essentiel.

Manga_BienAu final, j’ai été très agréablement surpris par Lune de Sang. Malgré un démarrage chaotique, le rythme gagne rapidement en intensité au fil des chapitres. Le folklore japonais autour des Inugami laisse présager de belles choses, on s’attache très vite au personnage de Sakuya et ses ennemis ne manquent pas de charisme. Le tout est plutôt bien réalisé et les amateurs de gore devraient apprécier les nombreuses scènes de combat où ça charcute dans tous les sens. Le volume 3 devrait débouler début juin et je l’attends avec une petite pointe d’impatience.

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