« Faites ce que vous voulez, mais faites des trucs cool », voilà ce qu’on peut lire sur la quatrième de couverture des Mystères de Monkey Island. Une citation qui donne la banane aux lèvres et qu’aurait prononcée un certain George Lucas en 1982 aux développeurs de Lucasfilm Games. Un petit studio à l’origine de deux ou trois petits trucs dans le jeu vidéo

Je n’ai jamais joué à Monkey Island…

Avant de vous parler du bouquin, il faut d’abord que je vous dise que je n’ai JAMAIS joué à Monkey Island. Je sais que j’ai raté, et que je rate encore aujourd’hui, quelque chose de plutôt chouette, mais dans les années 90, je n’avais pas de PC et le jeu vidéo rimait plutôt avec Nintendo et SEGA. En fait, je crois même que le seul jeu développé par LucasArts et dans le même esprit que Monkey Island auquel j’ai joué est Day of the Tentacle. Je l’ai fait il y a quelques années sur ma PS Vita chérie et j’ai tellement apprécié que je suis même allé jusqu’à décrocher le platine. Mais bon, ce n’est pas parce qu’on n’a jamais joué à un jeu ou une série qu’on doit se priver de découvrir comment il a été créé. D’autant plus pour un jeu comme Monkey Island qui a, mine de rien, a défini les contours du jeu d’aventures et la façon de raconter une histoire dans le jeu vidéo.

les mysteres de monkey island

Third Editions, un gage de qualité

De ce que j’ai pu lire jusqu’ici, on est très rarement déçu par les bouquins de Third Editions. J’ai dû lire deux fois celui sur Metal Gear Solid (quand on est fan hein..) et j’ai passé un chouette moment à picorer celui sur Halo. Les mystères de Monkey Island va dans le même sens et l’auteur Nicolas Deneschau semble maitriser son sujet sur le bout des ongles tant ça transpire de passion entre les lignes. D’ailleurs, il n’est pas seulement question du jeu Monkey Island, mais de toute la série y compris les derniers volets développés par Telltale Games.  Et bien évidemment, comme le laisse sous-entendre la première phrase de mon introduction, une partie du bouquin parle de la naissance de  Lucasfilm Games, qui n’était au départ qu’une espèce de laboratoire sur patte, avant de devenir quelques années plus tard LucasArts, un studio de développement reconnu dans le monde entier.

Un régal à lire

Je pense que je ne pourrais pas être plus clair qu’en vous disant que les mystères de Monkey Island est super agréable à lire. C’est fluide, le style est clair, ce n’est pas du tout pompeux et il est suffisamment chapitré pour être picoré de temps à autre sans se sentir obligé de le lire d’une traite. Ce qui n’est pas négligeable pour ce genre d’ouvrage. Il est aussi drôle, avec des blagues à l’image de son sujet, des petits dessins humoristiques et même un petit quizz dans les annexes. Mais ce que j’apprécie le plus, c’est que le livre est bourré de petites anecdotes souvent très drôles. J’en ai déjà parlé sur twitter, mais je trouve celle de l’entretien de Tim Schafer (Day of the Tentacle, Psychonauts) plutôt pas mal. Alors qu’il pensait sans doute faire de la lèche à son interlocuteur, ce bon vieux Tim lui a dit avoir passé des heures et des heures sur le jeu Ballblaster. Mais ce qu’il ignorait, c’est que Ballblaster était le nom de la version pirate de Ballblazer. Et quand on sait que le studio faisait tout pour qu’on évite de pirater leurs jeux, ça la foutait plutôt mal. Ce qui n’a pas du empêché Mr Schafer d’être embauché et de briller avec le studio.

Tim Schafer

Comme avec chaque bouquin de Third Editions que j’ai pu lire, les Mystères de Monkey Island est un véritable petit régal. Agréable à lire, bourré d’informations, d’anecdotes et même souvent drôle, l’ouvrage de Nicolas Deneschau est un bouquin que je recommande même à ceux qui, comme moi, n’ont jamais joué au jeu de Ron Gilbert. Car au-delà de la nostalgie que certains ressentiront en parcourant les pages du livre, c’est aussi une passionnante plongée dans l’histoire d’une série et d’un studio qui auront marqué et influencé le jeu vidéo qu’on connait aujourd’hui.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here