Après avoir fait mumuse avec le Jumping Sumo, j’ai décidé de prendre un peu de hauteur avec le Rolling Spider de Parrot. Un mini drone poids plume qui n’a rien à envier aux plus gros. Sauf l’autonomie peut-être.

J’ai toujours rêvé d’avoir mon drone à moi. Un petit joujou technologique que je sortirais le  week-end pour faire le con au-dessus du quartier ou prendre quelques photos de la centrale nucléaire du coin. Alors quand on m’a proposé de tester le Rolling Spider de Parrot, je ne me suis pas fait prier. Surtout que, erreur logistique aidant, je me suis retrouvé avec deux exemplaires sous le coude pour deux fois plus de plaisir. Mais venons-en plutôt à la bête.

C’est quoi le Rolling Spider ?

Sans vouloir jouer mon commercial à deux balles qui serait prêt à vendre les restes de sa défunte mère pour un ticket restau, le Rolling Spider de Parrot est un vrai petit concentré de technologie enveloppé dans une carcasse toute mignonne aussi légère que l’air. Le bestiau pèse à peine 55 grammes et embarque des trucs qui font super classe une fois imprimé sur du joli papier glacé. Un gyroscope couplé à un accéléromètre, un capteur de pression pour le vol en altitude, un autre d’ultrasons pour la précision du vol près du sol et même une caméra verticale cadencée à 60 fps qui permet de mesurer la vitesse du bousin en comparant les images entre elles. Bref, tout un tas de choses qui permettent au Rolling Spider d’être incroyablement stable en vol. Du côté des performances, il faut savoir que la bête est capable de faire des vrilles dans les airs, d’atteindre la vitesse de 18 km/h, de prendre des photos et a une portée de 20 mètres environ. Ce qui fait donc du Rolling Spider un drone d’intérieur qui, avec son poids plume et ses grandes roues amovibles, ne risque pas de tout casser sur son passage.

Rolling Spiderman

Du côté de la prise en main, c’est du même tonneau que le Jumping Sumo. On pilote le drone depuis son téléphone ou sa tablette à l’aide de l’application Free Flight 3. Le tout répond au doigt et à l’œil à moins que vous n’optiez pour les contrôles au gyroscope où ça devient franchement compliqué de piloter sans se farcir un mur ou deux. On contrôle la direction, la hauteur et le bousin vole avec une insolente facilité. Il est même possible de lui faire faire quelques petites figures préprogrammées ou de prendre des photos d’une simple pression de touche. Malheureusement, l’appareil photo n’envoie pas de flux vidéo vers le téléphone et il n’est donc pas possible d’aller mater en direct la voisine en pleine séance de bronzage intégral (ou le voisin, c’est au choix). À côté de ça, une fois les contrôles bien assimilés, c’est un vrai petit régal de piloter le Rolling Spider. Dommage que ce petit plaisir soit de si courte durée.

Le coup de la panne

Depuis tout à l’heure, je n’arrête pas de dire de gentilles choses sur le Rolling Spider. Pourtant, le coquin à son petit lot de défauts dont un qui n’est pas très loin d’être critique : son autonomie. Avec une batterie chargée à bloc, le Rolling Spider tient à peine 8 petites minutes. 8 malheureuses minutes d’amusement qu’il faut interrompre pendant presque une heure le temps de recharger la batterie. J’imagine bien qu’il fallait faire quelques concessions pour rendre le drone si léger, mais une poignée de minutes supplémentaires n’aurait clairement pas été du luxe. Une sale tare qui oblige donc à investir dans quelques batteries supplémentaires pour espérer faire mumuse au moins une petite demi-heure. À 100 euros le drone, ce qui reste un prix loin d’être prohibitif pour un gadget de ce genre, l’addition a de quoi devenir plutôt salée. Et tant qu’on est à parler des choses qui fâchent,  les roues amovibles, qui permettent de faire rouler le drone sur le sol, montrent quelques signes de fragilité et pourraient bien casser lors de chocs un peu trop violents. Mais rien de bien méchant au final, surtout que le Rolling Spider reste un produit de très bonne facture et sacrément solide.

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note_3kiffant, mais pompant
Cà serait vous mentir de dire que je n’ai pas passé un très bon moment avec le Rolling Spider. En plus d’être léger, robuste, maniable et mignon comme tout, ce petit bijou de technologie fend l’air avec une incroyable facilité et stabilité. De quoi bien s’éclater en le faisant virevolter un peu partout dans la maison. Malheureusement, le plaisir reste de courte durée à cause de sa faible autonomie et la fragilité des roues n’encourage pas les cascades un peu trop risquées.  Cela dit, le prix reste très acceptable et les amateurs de voltige en intérieur ont de quoi se faire sacrément plaisir. À conditions d’investir dans des batteries supplémentaires.

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Le Rolling Spider est actuellement en promo à 69 euros sur le site officiel de Parrot ou Amazon.

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