Test de WWE 2K16 sur Xbox One

Avec ses jolies divas et ses catcheurs tout huileux qui font des cabrioles dans tous les sens, WWE 2K16 arrive aussi bien à m’émerveiller qu’à profondément me frustrer. Pourquoi ? Parce ce jeu n’est tout simplement pas fait pour moi.

J’y ai joué sur Xbox One

Plaisir coupable

Test de WWE 2K16 sur Xbox OneJe ne me considère pas comme un grand fan de catch, mais j’ai toujours apprécié mater ces montagnes de muscles habillées dans des tenues toutes les plus ridicules les unes que les autres à faire semblant de se mettre des pains dans la gueule. J’essuyais même quelques moqueries à l’époque du collège quand je préférais passer mes samedi après-midi devant Canal Plus plutôt que d’aller glander dehors devant les blocs de mon quartier. Puis le temps est passé et j’ai un peu délaissé la chose un certain temps avant de retomber les deux pieds dedans le jour où j’ai eu accès à RTL9. Vous savez cette chaîne qui émet en SD dégueulasse et qui passe une pelletée de films des années 80/90 en plus de quelques bouses bien avariées. Du coup, j’ai  passé pas mal de mes jeudis soirs à voir la naissance de Randy Orton, les clips foireux de John Cena ou encore le retour de l’Undertaker au top de sa forme. Pourtant, malgré ma petite passion pour cette si truculente discipline, je n’ai jamais réussi à accrocher aux jeux de catch post ère 16 bits. Je les ai toujours trouvés trop moche, trop lourd et en totale contradiction avec ce qu’ils tentent de reproduire virtuellement. À savoir un spectacle tout en souplesse et en fluidité. Mais toutes ces mauvaises expériences n’ont pas brisé mon ouverture d’esprit et c’est avec une jolie pointe d’envie que j’ai inséré la galette de WWE 2K16 dans ma Xbox One pour voir ce que vaut le catch made in Take Two en 2015. Et si le résultat est loin d’être dégueulasse, pas sûr que la sauce ne prenne avec moi…

Captain Orgasmo

Test de WWE 2K16 sur Xbox OneAvant d’aller plus loin, mettons les choses au clair. WWE 2K16 est loin d’être un mauvais jeu et c’est même une délicieuse gourmandise pour tous les amateurs de la discipline en plus d’être une véritable mine d’or niveau contenu. À commencer par un roster de catcheurs complètement dingue allant des stars de ces dernières années comme Edge ou Batista aux légendes d’hier telles qu’Ultimate Warrior, André le géant ou encore Diamond Dallas Page. On a même la possibilité de choisir le manager qui aura la chance de nous accompagner sur le ring avant les combats ou encore de jouer avec les divas qui, malheureusement, sont un poil trop en retrait à mon gout. Du côté des modes de jeux, on reste aussi dans le champ lexical de l’orgie avec du très classique 1 contre 1, le chaud bouillant « Hell in a cell » avec sa cage en acier tout autour du ring ou encore le très jouissif « Royal Rumble » qui peut accueillir jusqu’à 30 participants pour des sessions de jeu assez folles surtout si l’on joue à plusieurs. La License étant passée sous l’écurie Take Two il y a maintenant deux ans, le jeu propose également un mode carrière à l’image de ce qu’on peut trouver sur NBA 2K, mais en nettement moins bien. Si c’est assez délirant de créer soit même son catcheur et de l’habiller comme si c’était une poupée Barbie, je trouve le mode terriblement mou du genou avec ses nombreuses séances d’entrainement pas palpitantes pour un sou et même assez inintéressant quand on se tape les longues diatribes du coach qui nous répète qu’on va devenir la star de demain. Pour plus de spectacle et de piment, il faut se diriger vers le mode Showcase qui se concentre sur la carrière de Stone Cold Steve Austin. Un catcheur mésestimé qui a explosé au sein de la WWE le jour où il a abandonné sa petite raie sur le côté pour se raser le crâne et se la jouer bad boy sur et en dehors du ring. Le mode de jeu est assez bien fichu et j’y ai passé le plus clair de mon temps même si je ne suis pas arrivé très loin au final. Car malgré de nombreuses heures d’insistance, je suis arrivé à la même tragique et cruelle conclusion : les jeux de catchs ne sont vraiment pas faits pour moi.

Lendemain difficile

Test de WWE 2K16 sur Xbox OneLe plus embêtant dans cette histoire, c’est que le gameplay de WWE 2K16 reste au final plutôt efficace. Il ferait même parfaitement le job s’il n’était pas entaché par des mécaniques de jeu absurdes qui créées bien plus de frustration qu’autre chose. Comme cette saleté de système de contre où l’IA parvient à renverser la vapeur dans plus de 80% des situations alors qu’on galère à en placer un correctement tellement la fenêtre d’action est petite. Et comme les patterns d’attaque de l’adversaire ne sont pas du tout réguliers, il est assez difficile d’anticiper et on se retrouve le plus souvent à contrer trop tôt ou trop tard. De quoi rager comme un porc pendant qu’on se fait chiffonner la tronche dans tous les sens en attendant de reprendre la main. Je pourrais aussi vous parler des mini-jeux de soumission horriblement poussifs où l’on doit jouer du stick droit pour se libérer ou de cette prise en main lourdingue qui rend l’intégralité des déplacements pénibles et à des années-lumière de la vivacité du catch qu’on peut voir à la télé. À côté de ça, WWE 2k16 propose tout un tas de mécaniques et de features pour vraiment s’amuser, comme balancer son vis-à-vis par-dessus la troisième corde, mettre KO l’arbitre s’il a le malheur d’être sur la trajectoire d’une manchette ou encore ces vols planés qui peuvent finir par une fracture du coccyx après un contre bien placé. Mais au-delà de ces soucis de gameplay qui m’ont foutu en l’air toute l’expérience de jeu, si je devais retenir qu’une seule chose de WWE 2k16, ce serait tout cet habillage qui a de quoi faire frétiller n’importe quel fan. Chaque catcheur possède sa propre entrée personnalisée sur le ring, on a le droit aux vieilles dramas habituelles au genre et le mode Showcase propose des images d’archives pour le plaisir des plus nostalgiques. Si bien qu’il y a de quoi regretter la réalisation globale du titre qui semble être coincée à la génération précédente avec des modèles 3D et des animations clairement  pas au niveau des standards actuels. Ce qui la fout plutôt mal pour un éditeur qui a dans son écurie un certain NBA 2K

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note_3 Décidément pas fait pour moi
Comme vous avez dû le comprendre, WWE 2K16 est loin d’être un mauvais jeu et c’est même une délicieuse sucrerie pour tous les amoureux de cet art délicat qu’on appelle le catch. Mais j’ai beau avoir essayé, le catch virtuel n’est définitivement pas fait pour moi. Avec sa prise en main lourdingue et son système de contre qui semble laisser beaucoup plus de chances à l’IA qu’au joueur, WWE 2K16 a généré en moi bien plus de frustration que de plaisir au fil des parties. Et ce malgré toutes les bonnes choses que propose le jeu. Comme un gameplay qui sait rester efficace ou encore cette orgie de catcheurs et de modes de jeux. Je ne pense pas retenter l’expérience dès l’année prochaine, mais si Take Two parvient à donner un peu de souplesse à son bébé et à proposer une réalisation graphique à la hauteur de son NBA 2k, il se pourrait bien que j’y plonge encore le nez. Juste histoire de regarder.

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