Du Portail du jeu vidéo aux magazines papiers en passant par Twitter et Facebook, c’est la même chanson. The Witcher 3 : Wild Hunt est un petit bijou qui tutoie l’excellence tout en giflant avec désinvolture une concurrence prise de vitesse. Et sans être un grand spécialiste du genre, je peux vous dire qu’ils ont tous sacrément raison ces cons.

Je pense déjà vous avoir dit que je n’étais pas un grand fan des RPG. Et même si Disgaea 4 avait entamé un processus de réconciliation avec le genre, je n’avais pas retenté l’aventure avec un autre jeu depuis. Et là, voilà qu’atterrit sur mon bureau The Witcher 3 : Wild Hunt. LE jeu dont tout le monde parle sur à peu près toutes les plateformes de communication qui existent. Enfin tout le monde sauf moi. Car pour tout vous dire, c’est la toute première fois que je touche à un jeu de la franchise de CD Projekt RED. Ce qui n’est finalement pas très dérangeant puisque la trame scénaristique de ce troisième épisode ne s’appuie pas principalement sur les évènements passés et ne demande pas à tout connaitre sur le bout des doigts. En gros, on incarne le très classe Geralt de Riv, sorceleur de son état, qui parcourt la pampa à la recherche de monstres en tous genres à trucider. En qualité de mutant doté de capacités surnaturelles, les sorceleurs ne sont pas spécialement appréciés, ils inspirent même le dégout, mais la population a tout de même besoin de leurs services pour se débarrasser des goules, spectres et autres griffons qui hantent le continent. En partant de là, Geralt est loin d’être le prototype du héros qui se sacrifie pour le bien de tous et pense avant toute chose à sa pomme et aux primes de ses différents contrats. Ce qui ne va pas l’empêcher d’accepter la mission de la belle Yennefer et de partir à la recherche de la jeune socleuse Ciri qu’il considère comme sa fille. Si le scénario est loin d’être incroyable et souffre de quelque temps morts, la puissance de The Witcher 3 réside avant tout de chose dans l’incroyable richesse de son univers et à l’immersion qu’il procure. La carte est gigantesque, les environnements fourmillent de détails, de vie et les différents personnages que l’on peut croiser, du chef de guerre au plus insignifiant des paysans, sont développé avec le même sérieux. Si bien qu’on n’a jamais l’impression de parler à quelqu’un ou faire quelque chose sans que cela ait son importance. Les quêtes annexes sont aussi passionnantes à faire que celles de la trame principale et au lieu de partir cueillir des champignons au milieu d’un champ d’oignons comme dans la plupart des RPG, on se retrouve à éradiquer la menace d’un spectre dans un village ou à enquêter sur la disparition d’une jeune femme avant de finir nez à nez avec un loup-garou belliqueux dans une grotte obscure. De plus, on peut passer d’une mission à l’autre d’un simple passage dans l’inventaire des quêtes, ce qui confère au jeu un rythme remarquablement bien maîtrisé et sans lourdeurs qui pourrait ternir ou gâcher l’expérience de jeu.

S’il y a bien une chose qui m’a toujours gonflé dans les JRPG et qu’on ne trouve pas forcément chez les Occidentaux, c’est les combats au tour par tour. Dieu merci, The Witcher 3 n’en propose pas et adopte un système de combat dynamique où l’on vient à bout de la vermine à coup d’épées et de pouvoirs magiques qu’on appelle ici les signes. Mais le jeu de CD Projekt RED ne tombe pas dans le piège de l’action à 100% puisqu’il demande de la rigueur, de la stratégie et un tant soit peu de préparation avant d’aller au combat. Le bestiaire du jeu est assez étoffé et il est nécessaire, pour ne pas dire primordial, d’étudier les faiblisses des monstres pour espérer les vaincre. Ainsi, un loup-garou succombera nettement plus rapidement sous les assauts d’une lame en argent accompagné de quelques salves du signe de feu et il est impossible de venir taquiner un spectre sans avoir badigeonné son épée du bon élixir.  Car en plus de maîtriser les pouvoirs magiques, le maniement des armes blanches et les cabrioles pour éviter les coups de patte de sales bestioles,  les sorceleurs maîtrisent l’art de la conception de potions. Ce qui nous amène au segment du jeu qui m’agace le plus. Celui de mettre bien trop en avant le crafting. S’il est agréable de cueillir des plantes et de récupérer les restes des monstres que l’on vient de tuer pour élaborer différents types de potions,  on a bien trop souvent l’impression de ne faire que ça.  Peu-importe là où on passe, il y a toujours quelque chose à ramasser. Et comme si ça ne suffisait pas, certains objets nécessitent l’intervention d’un forgeron pour en extraire les matières premières.  Je peux comprendre que certains joueurs apprécient énormément ce genre d’activité, mais d’un point de vue très personnel,  ça  m’emmerde.  Surtout que l’ergonomie de l’interface n’aide pas avec des textes beaucoup trop petits et un manque d’information sur les ingrédients des potions. Et c’est un passage obligatoire puisque le maintien de son équipement et la conception de potions est fondamental pour évoluer en toute quiétude dans l’aventure. Les monstres sont de plus en plus féroces et y aller tête baissée uniquement à la force des bras ne fonctionnera pas sur la longueur. Mais bon, là où je vois un défaut assez agaçant, d’autres y voient un vrai plus dans un jeu qui croule sous les qualités. The Witcher 3 : Wild Hunt est un jeu qui ne triche pas et qui n’a pas volé la réputation qu’il est en train de se créer.

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note_4 Sauvage
Ils n’avaient donc pas menti. Enfin presque. The Wicther 3 : Wild Hunt n’est peut-être pas le jeu parfait dont certains, le cœur débordant d’un poil trop de passion, vantent les mérites aux quatre coins de la toile, mais il n’en est clairement pas loin. Que ce soit dans sa technique flamboyante, la cohérence de son univers, le rythme de son aventure, la justesse de son gameplay, la qualité de ses dialogues ou encore le travail d’orfèvre apporté à chaque mission, The Witcher 3 frôle bien la perfection et surclasse, à mon humble avis, la grande majorité des RPG occidentaux. Il existe pourtant bien quelques petites ombres au tableau, mais ce n’est pas framerate crachotant sur PS4 et une interface mal branlée qui viendraient me gâcher l’expérience avec un jeu qui semble bien partie pour définitivement me réconcilier avec le RPG.
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1 commentaire

  1. Je joue Witcher 3 toute la nuit! Je trouve que ce jeu besoin d’ambiance , mais comme une premiére impréssion The Witcher 3 Wild Hunt est magnifique en graphique, bande de son , etc

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