C’est un miracle ! Terminator Genysis n’est pas l’étron que laissait présager sa première bande-annonce. Ce qui ne fait pas de lui un bon Terminator pour autant, mais juste un chouette film d’action avec des acteurs en sérieuse panne d’inspiration.

La nostalgie est un business qui fonctionne merveilleusement bien. Le jeu vidéo en tire parti à la perfection avec ses remake, la télévision n’a de cesse de faire revivre les plus grandes émissions de son passé et le cinéma est entrée dans une phase de recyclage industriel des plus gros succès des années 80. Et quand on voit que Jurassic World a réalisé un carton interplanétaire,  on peut affirmer dans trop se mouiller que la nostalgie, ça fonctionne! Et de ce côté-là, Terminator : Genisys fait coup double avec le retour de l’une des plus grandes sagas cinématographiques qui vient se poser sur le récit du premier Terminator. Après avoir vaincu Skynet, John Connor envoie son père dans le passé afin de sauver sa mère du premier T-800. Sauf qu’à son arrivé, les événements ont radicalement changé et en plus de devoir sauver ses miches d’un T-1000 au charisme d’huître,  il devra faire avec un T-800 grisonnant et une Sarah Connor surentraînée qui en sait beaucoup plus que lui sur ce bordel temporel. L’idée de poser le film sur les évènements du premier Terminator est une idée très intéressante, mais le scénario se complique bien trop la vie en plus d’être bourré d’incohérences que ses suites viendront certainement combler à grands coups d’arnaques scénaristiques. En fait, Terminator : Genisys reste un film d’action plutôt cool et très agréable à suivre si l’on ne se focalise pas trop sur le jeu d’acteur assez désastreux du casting. Emilia Clarke a beau avoir une bouille d’ange, elle est nettement plus crédible avec ses dragons plutôt qu’un flingue à la main à tirer dans le vide. Quant à Schwarzy, si ça fait un plaisir fou de le revoir dans ce rôle, il n’est malheureusement plus trop dans le ton et flirte même dangereusement avec la caricature de lui-même.  Mais bon, Terminator : Genisys est loin d’être une catastrophe, il est même nettement meilleur que Terminator 4, chose qui n’était pas très difficile, mais reste à des années-lumière des deux volets originels.

Les deux premiers Terminator ont véritablement marqué toute une génération de spectateur à l’aide d’un pitch original, d’un univers incroyable, d’effets spéciaux de folie et d’une avalanche de scènes cultes. Qui ne se souvient pas de la fusillade du commissariat dans le premier Terminator ou de la course-poursuite entre John Conor et le T-1000 dans  le second ? Des scènes qui, malgré le temps, n’ont pas pris une ride et filent toujours autant de frissons.  Le problème avec Terminator : Genisys, c’est qu’il n’y a malheureusement pas ce genre de scène. Pourtant, le film regorge de tentatives avec des combats par palette et des explosions en veux-tu en voilà, mais ça reste mou, pas très inspiré et jamais épique. Pour schématiser assez grossièrement, on pourrait même dire que Terminator : Genisys n’est en fait qu’un simple film d’action qui plante son décor dans l’univers de la saga avec un scénario qui ne maitrise pas son sujet et qui s’embourbe dans des délires top complexes et qui abuse d’artifices assez grossiers pour faire tenir le tout. Pourtant, je vous mentirais en vous disant que j’ai passé un mauvais moment, pour tout vous dire, j’ai même passé un bon petit moment à l’aide d’une bande-son qui fait clairement son petit effet. Mais finalement, Terminator : Genisys reste avant toute chose qu’un simple produit commercial de plus conçu dans l’unique but de faire du fric en surfant sur la nostalgie des fans.

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note_3 Décevant
C’était couru d’avance. Terminator : Genisys est un mauvais épisode de la saga, mais reste un chouette film d’action assez loin du nanar que l’on pouvait craindre. Il abat les cartes de la nostalgie remarquablement bien, peut-être même un peu trop, et voir Schwarzy enfiler son costume du T-800 fonctionne toujours autant malgré ses rides, ses tempes grisonnantes et un jeu d’acteur qui, comme tout le reste du casting, bat sérieusement de l’aile. On suit pourtant les deux heures du film sans avec un certain plaisir malgré un scénario qui s’embourbe dans des considérations un peu trop complexes. De plus, le film ne fait qu’utiliser la matière du passé sans jamais proposer de moments forts ou de scènes épiques comme l’avaient fait les œuvres de James Cameron. En somme, une grosse production sans âme confectionnée par l’appât du gain.

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