test de plants vs zombies garden warfare 2

Loin du délire des FPS réalistes, Plants vs. Zombies : Garden Warfare 2 est une expérience rafraîchissante et parfois même jouissive. Dommage qu’elle soit juste un peu mal foutue.

test de plants vs zombies garden warfare 2Commençons par le commencement. Non, je n’ai jamais joué au premier Plants vs. Zombie : Garden Warfare et comme je ne me suis jamais laissé tenter par l’expérience EA Acces, je ne me suis même jamais gratté le menton à me demander si je devais ou non le télécharger sur ma Xbox One. Ma seule petite pause fraîcheur, depuis que les FPS ont littéralement inondé le marché il y a de ça maintenant plus de dix ans, a été l’excellent Splatoon sur Wii U. Et bien qu’il n’y ait aucun calamar ou bombe de peinture dans Plants Vs. Zombies : Garden Warfare 2, le délire est exactement le même et le fun prévaut sur toute forme de réalisme. On ne se retrouve donc pas à buter du terroriste sur fond de patriotisme suintant la propagande, mais à dégommer des zombies à coups d’épis de maïs ou à faire la misère à un adorable petit cactus avec une pluie de missiles à tête chercheuse. Le genre d’activité qu’on ne verra jamais dans un Call of Duty. A la base, Plants Vs. Zombies n’était qu’un simple tower defense sur mobile, mais depuis de l’eau a coulé sous les ponts et j’espère que l’employé qui a eu l’idée de transposer la formule dans un FPS multi a eu le droit à une jolie prime tant ça fonctionne merveilleusement bien. Côté scénario, vous imaginez bien qu’on frise le néant et la seule chose à savoir est que les zombies ne supportent pas les plantes et que tout ce joli petit monde passe leur temps à se foutre sur la gueule. Et contrairement au premier épisode,  d’après ce que j’ai pu en lire, on peut en découdre d’entrée de jeu dans le front du jardin. Une zone de non droits entre les deux camps qui sert aussi bien d’exutoire que de hub une fois au calme dans l’une des deux bases. De là, on peut choisir son activité au lieu de passer par un traditionnel et très morne menu.  Si le mode multi reste le nerf de la guerre, on peut se faire les dents sur le mode solo avec sa tripotée de missions, jouer en coop ou en écran splitté avec ses potes, changer de camp s’il vous viendrait l’idée de passer chez l’ennemi et aussi de vous faire une petite partie du mode historique de la franchise.

test de plants vs zombies garden warfare 2Si le solo n’a rien de très folichon, il permet tout de même de se familiariser avec les nombreuses classes que propose le jeu. Mes premières parties ont été désastreuses et j’ai bien fait de passer par ce mode pour expérimenter tout ce qu’il est possible de faire avec la centaine de personnages disponibles, en comptant les variations bien sûr, qui possèdent chacun leurs propres caractéristiques. Par exemple, l’épi de mais va être super mobile avec une très grosse cadence de tir tandis que le tournesol va traîner la patte tout en étant capable de soigner ses coéquipiers tout autour de lui. Et c’est exactement le même topo chez les zombies avec le pirate horriblement lent qui tranche avec l’agilité du diablotin et ses doubles sauts. Ajoutez à cela une tonne de compétences et autres bonus et vous obtenez des heures de jeu en perspective à vous écharper dans une dizaine de modes avant de pouvoir mettre le doigt sur vos personnages de prédilection. Et vous pouvez facilement doubler l’addition avant de pouvoir les maîtriser sur le bout des doigts. Garden Warfare 2 est un jeu d’une grande générosité et propose une prise en main instinctive et terriblement efficace. Malheureusement,  il m’est rapidement tombé des mains. Pourquoi ? A cause d’un mauvais équilibrage entre les classes. Si elles possèdent chacune leurs forces et faiblesses, il y a de quoi sacrément galérer quand on découvre le jeu et qu’on a le malheur d’opter pour les petits gabarits qui ont un mal fou à faire la différence contre une grosse puissance de frappe. Aussi, le jeu est un trop souvent illisible et on se retrouve à partir la fleur au fusil dans la mêlé sans être capable d’identifier l’ennemi de ses frères d’armes. La faute à une DA un peu trop expansive côté couleurs et des bulles qui popes dans tous les sens et qui empêchent de distinguer clairement les indicateurs de l’ennemi. Entre ça et un équilibrage vraiment perfectible,  certaines parties tournent rapidement au vinaigre et le plaisir de la découverte laisse place à une certaine forme de frustration quand on a envie de performer. Si le jeu est pétri de qualité et qu’il fait un bien fou comparé aux FPS qu’on se mange chaque année, sans une bonne mise à jour qui viendrait pour me corriger tour ça,  je ne me vois clairement pas m’investir sur le long terme et le jeu finira fatalement par prendre la poussière. Et c’est bien là le plus dommage dans cette histoire.

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note_3Bon
Ayant fait l’impasse sur le premier Garden Warfare, Splatoon était jusque-là le seul FPS multi à m’avoir redonné la banane ces dernières années. C’est donc avec un certain plaisir que j’ai pu découvrir que Plants Vs. Zombies : Garden Warfare 2 était exactement dans le même délire. A savoir un jeu rafraîchissant, complètement débile et super agréable à prendre en main. Malheureusement, malgré tous les efforts de PopCap à nous fournir une expérience agréable et complète, le jeu se prend les pieds dans le tapis avec un mauvais équilibrage des classes et une lisibilité pour le moins chaotique. Si je compte bien y revenir de temps à autre, j’espère sincèrement qu’une mise à jour vienne corriger tout ça, sans quoi il y a de fortes chances que le jeu finisse rangé sur mon étagère.

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