Très audacieux mélange entre Fast and Furious et un épisode de Beverely Hills, Need For Speed Payback reste avant toute chose un Forza Horizon du pauvre. Bref, je n’ai pas spécialement aimé.

Oui, je sais, je suis méchant, pour ne pas dire même odieux, mais avec toute la bonne volonté du monde, je n’ai vraiment pas réussi à accrocher à Need For Speed Payback qui est à mon sens un mix un peu boiteux de tout ce qui est à la mode aujourd’hui. On repart donc sur un jeu avec un scénario qui tente ici de singer ce que fait la franchise Fast and Furious depuis maintenant quelques années, mais sans le talent et avec des personnages au charisme d’huitre desséchée qui rend l’ensemble aussi risible que gênant. Pour faire bref, on suit une bande de trois voleurs de voitures, Tyler, Jessica et Sean, qui après un casse qui tourne mal décident de se mettre au vert bien malgré eux mais avec la ferme intention de se venger de celle qui les a trahis et du cartel pour qui elle travaille. Pas passionnant pour un sou, à moins d’être vraiment très bon public ou d’avoir un degré d’attente qui frise le zéro, le scénario permet tout de même de faire quelques missions plutôt chouettes à jouer. Comme celle où l’on doit prendre en chasse un camion pour piquer la caisse qu’il transporte et ensuite s’enfuir à près de 300 km/h en plein désert avec les flics qui nous collent au train. Ce n’est pas très original, mais ça reste très agréable à prendre en main et carrément plus funky que le reste des courses proposées dans le jeu.

impressions need for speed payback

Si toutes les courses font plus ou moins avancer la trame scénaristique, il faut bien différencier celles qui sont scénarisées des autres plus classiques où l’on doit se tirer la bourre sur plusieurs types d’épreuves contre les membres d’autres crew pour ensuite affronter leur chef en tête à tête. C’est d’ailleurs l’activité principale du jeu qui fait partie du plan très sophistiqué de Tyler où la finalité est de se mettre dans la poche tous les crew de Fortune Valley pour se racheter une réputation et enfin se venger du cartel et de l’odieuse traitresse. Mais comme je vous le disais un tout petit peu plus haut, je trouve ces courses pas forcément plus intéressantes à jouer que celles qui sont scénarisées où, à mon humble avis, on s’amuse beaucoup plus. La faute à une IA très agressive et complètement cheaté qui arrive sans problème à repartir de plus belle après une sortie de piste ou une collision alors qu’on galère comme pas possible dès que ça nous arrive. Je suis loin d’être bon, je n’ai même aucun problème à vous dire que je suis mauvais par moments, mais certaines épreuves m’ont rendu complétement dingue à cause de ces satanés passe-droits de l’IA et la physionomie globale des courses où l’on nous demande finalement de foncer droit devant comme un porc au lieu de tout simplement piloter. Vous me direz que c’est l’apanage des jeux arcades, et à raison, mais j’aurais aimé me retrouver face à un gameplay mieux équilibré où le plaisir de jeu remporterait le pas sur la frustration.

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Le Forza Horizon du pauvre

Pour en revenir à la comparaison que j’ai faite dans mon introduction, Need For Speed Payback est construit sur le même modèle que celui de Forza Horizon. On se retrouve donc au beau milieu d’une carte assez vaste qu’on peut arpenter en long en large et en travers dès le début du jeu et où on peut trouver différents types d’activités allant de la simple course à la chasse aux panneaux publicitaires en passant par des concours de vitesse de pointe. Sauf que contrairement au jeu de Playground Games, Need For Speed Payback parait bien morne, vide et nettement moins funky. On peut acquérir et gagner pas mal de voitures qu’on doit ensuite faire évoluer en mettant la main sur des speedcard qui vont booster leurs performances. On sort donc du système de customisation classique où il suffisait d’acheter de nouvelles pièces comme un carburateur ou un turbo flambant neuf pour gonfler les chevaux de notre destrier. Aussi, il faut veiller à se concocter la voiture la plus performante possible avant de s’attaquer à certaines courses sous peine de se faire mettre à l’amande dès la ligne de départ. Si je n’ai rien contre le principe, le fait de se retrouver dépassé et obligé d’aller acheter des speedcards dès la troisième course m’a complétement refroidie. Electronic Arts a décidé de revoir le système de progression dans le jeu (ça doit même être disponible) qui est maintenant beaucoup plus généreux en monnaie virtuelle et points d’expérience, mais le fait est que Need For Speed Payback a été pensé pour encourager le joueur à acheter des lootbox, ici des cargaisons, avec de l’argent bien réel pour pouvoir mettre la main sur des speedcards plus rapidement. Je me plains souvent de ne plus avoir le temps de jouer, alors si je dois m’amuser à refaire plusieurs fois les mêmes courses pour pouvoir être capable de participer à de nouvelles, autant vous dire que je n’ai pas du tout envie d’y consacrer plus de temps.

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Outre le système qui me pose véritablement un problème, le gameplay de Need For Speed Payback ne m’a pas emballé non plus. La prise en main est immédiate, impossible de dire le contraire, mais j’ai vraiment beaucoup de mal à y prendre du plaisir. Si l’on met de côté certaines caisses dopées aux hormones, la sensation de vitesse est loin d’être exceptionnelle, les voitures ont la fâcheuse tendance à sous virer et la gestion du drift est à mon gout pas loin d’être abominable. De plus, même si Fortune Valley dégage un certain charme avec ses routes vallonnées, sa petite étendue désertique et son centre-ville, mais les tracés manquent cruellement de folie et d’originalité. Ainsi, même s’il repose sur la même architecture, je trouve le jeu à des années-lumière du gameplay d’un Forza Horizon incontestablement plus mordant et plaisant. Même la réalisation, bizarrement très timide pour un titre de la franchise, fait de Need For Speed Payback un jeu presque générique. Tout juste plaisant, mais beaucoup trop frustrant à mon goût.

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Sans moi
5
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