Je n’ai jamais été un grand fan de la série Mortal Kombat. J’ai toujours trouvé ça moche, lourdingue et à des années-lumière d’un bon vieux Street Fighter. Mais ça, c’était avant de découvrir les délices de l’ostéopathie façon Mortal Kombat X.

Oui, je n’ai jamais vraiment apprécié Mortal Kombat. Pendant que mes petits camarades prenaient un plaisir malsain à brandir des colonnes vertébrales ensanglantées, je préférais mater les cuisses musclées de Chun-Li entre deux boules de feu de Ken. Et aussi loin que mes souvenirs remontent, ça a toujours été comme ça. Et même si Motal Kombat 9 était plutôt chouette, j’ai même testé l’opus PS-Vita pour Console-toi, j’avoue n’avoir fait que simuler mon enthousiasme malgré les qualités indéniables du titre. Mais depuis que j’entretiens une liaison avec Mortal Kombat X, les choses ont radicalement changé. Je ne fais plus la moue, je souris et j’enchaine même les parties. Oui, je prends enfin mon pied sur un Mortal Kombat ! Tout ça grâce à une combinaison de facteurs qui font que MKX est certainement le meilleur épisode de la série. Déjà, le mode histoire, qui est une espèce de concentré des pires films d’action de RTL9, permet d’enchainer une ribambelle de combats durant quelques petites heures loin d’être désagréables. Et si l’histoire est d’une débilité assez profonde, le mode reste plutôt bien fichu avec de nombreuses saillies rigolotes, des petites séances de QTE bien vues et la possibilité d’incarner différents personnages qu’ils soient du bon ou du mauvais côté de la force. De quoi se familiariser avec les petits nouveaux de la bande, d’appréhender le gameplay et se chauffer les doigts avant d’attaquer le vif du sujet dans les autres modes de jeu.

Si Mortal Kombat X est outrageusement généreux en hémoglobine, et je tiens au passage à féliciter les équipes de NetherRealm pour faire preuve d’autant d’originalité dans l’utilisation du corps humain, le jeu l’est également dans son contenu. En plus du mode histoire, du traditionnel mode Kombat et du mode entrainement avec ses très nombreuses options pour se transformer en tortionnaire accompli, le jeu propose un mode Tours gonflé à bloc où l’on doit enchainer combats et épreuves aussi bien en ligne qu’en local. Mais comme le dirait si bien cette poufiasse de la pub SFR : C’est pas fini ! Mortal Kombat X propose aussi un mode de jeu en ligne complet ainsi que le mode Krypte où l’on se balade dans différents environnements pour glaner quelques Fatalities, costumes et autres variantes de personnages avec les pièces d’or que l’on amasse tout au long du jeu. Mais là où MKX est plutôt brillant, c’est dans l’intégration des factions. Au premier lancement du jeu, on doit choisir une faction pour laquelle on accumule des points tout au long de la semaine en accomplissant différents types des défis. Et bien que ça ne serve pas à grand-chose dans le fond, le fait de faire partie d’une équipe et d’œuvrer pour sa communauté a comme quelque chose d’assez galvanisant. De plus, certaines épreuves n’étant disponibles que ponctuellement, ça encourage à ressortir le jeu régulièrement pour une petite partie ou deux. Et croyez-moi, une fois qu’on commence, on a du mal à arrêter. Un peu comme la drogue en fait.

Et si on parlait un peu du cœur du jeu ? Parce que mine de rien, dans un jeu de baston, l’essentiel, ça reste quand même le gameplay. Et s’il y a bien une chose qui m’a toujours agacé avec Mortal Kombat, c’était ce côté ultra bourrin couplé à une lourdeur du gameplay qui rendait toute forme de finesse impossible. Et si ce n’était plus vraiment le cas dans les derniers épisodes, Mortal Kombat X enfonce le clou une bonne fois pour toute avec un gameplay nettement plus souple, incroyablement profond et parfaitement en phase avec les traditions de la série. En clair, le jeu mise toujours autant sur la défense et il faut savoir bien anticiper les attaques de l’adversaire avant de lui assener une série de combos les plus brutaux les uns que les autres. Chaque personnage propose des coups spéciaux à foison et il est bien évidement toujours possible de finir un combat avec une fatality de derrière les fagots pour broyer, étriper ou même bruler son adversaire. Et à la manière d’un Street Fighter, Mortal Kombat X est suffisamment abordable pour ne pas effrayer les novices et suffisamment technique pour proposer des combats d’anthologie en tournoi. Du côté des nouveautés, on note l’apparition d’une jauge d’endurance pour limiter les dash, le coup spécial « X-Ray » qui permet de bouffer un quart de la jauge d’énergie de l’adversaire ou encore la possibilité de choisir parmi trois variations de style par combattants. Une nouveauté très intéressante qui permet de s’adapter à l’adversaire sans pour autant se séparer de son poulain favori. Par exemple, Sub-Zero peut aussi bien jouer la défense totale en générant des boucliers de glace qu’être résolument porté sur l’attaque en agrémentant ses enchainements avec une arme longue portée. Loin d’être anodines, ces variations peuvent radicalement changer la façon d’appréhender un personnage et soulignent à quel point le jeu peut-être profond et technique. Mais avant de maitriser tout ça, il y a de quoi bouffer des heures et des heures de jeu.

Venons-en maintenant un peu au physique de la bête. Comme je le laissai entendre plus haut, Mortal Kombat n’a jamais été une série qui brille par son esthétique. Entre les couleurs criardes, les personnages en FMV et la rigidité des animations, la franchise a toujours été ringarde. Pour ne pas dire moche. Et là, je parle aussi pour le dernier épisode en date. Avec Mortal Kombat X, la série gagne enfin ses lettres de noblesse à l’aide d’une réalisation qui a clairement de la gueule et qui ne donne pas envie de se crever les yeux. Et bien que certains personnages n’ont toujours aucun sens du chic, d’autres, comme mes chouchous Sub-Zero et Scorpio, puent littéralement la classe. On sent que les développeurs ont pris un soin fou à confectionner chacun de nos combattants et ils se marient tous merveilleusement bien à la direction artistique générale. Aussi, bien que le jeu conserve une certaine lourdeur, les animations sont souples, fluides et tout le monde bouge avec agilité dans une série de décors qui fourmillent de détails. En clair, c’est beau et ça envoi du pâté. Que demander de plus ?

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note_4 MORTEL !!!!
Il aura fallu que j’attende dix épisodes avant d’enfin prendre du plaisir sur un Mortal Kombat. Et quel épisode ! Entre ses combattants à la pelle, ses modes de jeu en pagaille, une esthétique enfin digne d’un jeu de combat et un gameplay abordable qui peut se montrer terriblement technique, Mortal Kombat X se pose comme le meilleur épisode de la saga et comme l’un des meilleurs jeux de baston de ces dernières années.

 

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2 Commentaires

  1. Ce jeu est tout simplement une perle vidéo-ludique. Les graphismes, quoi qu’on en dise, ont un réel charme, et les musiques sont somptueuses. La durée de vie est honorable, franchement, j’ai essayé pas mal de jeux de combat, mais je n’ai jamais eu la chance d’en jouer un aussi captivant,ce jeu est une pure réussite.

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