La semaine dernière, j’ai pu faire joujou avec le Jumping Sumo, le minidrone sautilleur de la marque Parrot. Et si dans les faits, il ne sert pas à grand-chose, cette petite bestiole robotisée est diaboliquement addictive.

Le Jumping Sumo, c’est quoi ?

Si quand on parle de drone, le grand publique pense tout de suite à des engins venus tout droit des enfers et dont le but est de réduire nos centrales nucellaires en cendres, la plupart du temps, il ne s’agit que de simples gadgets Hi-Tech qui virevoltent dans les airs et qui font fantasmer Amazon avec leur incroyable projet de service de livraison. Néanmoins, le Jumping Sumo n’a pas d’hélices, ni d’ailes et doit se contenter du plancher des vaches pour amuser la galerie. Ce qui ne l’empêche pas pour autant de fendre les airs puisqu’il est capable de sauter en hauteur ou en longueur et est donc ainsi capable de grimper sur une table basse ou de passer le moindre « petit » obstacle. Un bien jolie prouesse que le Jumping Sumo réalise avec une insolente facilité à l’aide de son poids plume, sa taille et sa vitesse, la bête étant capable d’atteindre les 7 km/h. Et bien que son aspect « plastoque » est régulièrement pointé du doigt, la bestiole valant tout de même 160 euros, j’y vois personnellement une grande qualité puisqu’il est ainsi possible de faire joujou n’importe où sans prendre le risque d’abimer ses meubles. Et vu le succès que le Jumping Sumo a auprès des plus jeunes, c’est un plus indéniable pour les parents, mais aussi pour les geeks un peu maniaque sur les bords.

Comment ça marche ?

Une fois sorti de sa boite, pour utiliser le Jumping Sumo, il suffit de lui enfourner sa batterie dans le derrière, de l’allumer, de connecter son téléphone (ou tablette) au réseau Wi-Fi émis par l’appareil et de télécharger l’application FreeFlight 3. Et si l’on met de côté les quelques petits soucis de connexion entre le Jumping Sumo et l’application due à une certaine instabilité de la version Android (Il arrive que la bestiole ne soit bizarrement pas détectée) autant vous dire que son utilisation est d’une simplicité enfantine. L’interface de conduite est claire, contrairement au reste de l’application, et il suffit de faire glisser ses pouces sur l’écran pour faire avancer le bousin et de pencher son téléphone ou sa tablette pour tourner. Et il est même possible de moduler les roues afin de gagner en vitesse ou en contrôle. Pour le reste, si vous avez envie d’épater des invités en le faisant sauter sur une table basse, une simple pression sur l’écran et un petit vérin s’actionne pour faire propulser le Jumping Sumo jusqu’à une hauteur de 80 cm. Il est même possible de lui faire faire quelques petites cabrioles comme un 360 ou un maintien en équilibre à l’aide d’actions préprogrammées. Pour aller plus loin, il est même possible de programmer soit même une feuille de route en définissant toute une série d’actions que le Jumping Sumo réalisera dans la foulée. Ça ne sert pas à grand-chose, mais si on a envie de se concocter un petit parcours du combattant, il y a de quoi s’amuser.

Enfin, le Jumping Sumo possède une petite caméra embarquée sur sa face avant qui permet une visualisation du parcours directement sur l’écran de son téléphone. Du coup, selon la qualité du signal Wi-Fi, il est possible de piloter l’engin sur une longue distance sans pour autant l’avoir dans son champ de vision. Mais ne comptez pas jouer aux espions avec puisqu’il reste assez bruyant et fait même des petits sons de rongeur, mignon comme tout, lorsqu’il est l’arrêt. Par contre, il est possible de conserver quelques petits souvenirs photos ou vidéos de ses sorties en branchant un support USB sur l’appareil. Si l’enregistrement vidéo directement sur le téléphone peut-être assez compliqué via Wi-Fi, la possibilité de stocker des captures aurait été très appréciable, surtout si l’on n’a pas de clef USB à portée de main. Et pour rester sur les points qui fâchent, l’autonomie du Jumping Sumo est très faible et ne tient qu’à peine 20 petites minutes. L’idéal reste donc d’investir dans d’autres batteries pour ne pas tomber à sec et éventuellement dans un chargeur secteur puisque le pack de base ne propose qu’un câble USB. Ce qui fait assez chiche vu le prix de l’appareil.

Points forts

  • Léger
  • Maniable
  • Parfait pour les enfants
  • Capture de vidéos
  • Simple d’utilisation

Point faible

  • Autonomie beaucoup trop faible
  • Problème de connexion sur Android
  • Capture de photos uniquement sur support USB
  • Pas de chargeur secteur

 

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note_5 Diaboliquement addictif
Comme tout bon gadget Hi-Tech qui se respecte, le Jumping Sumo est tout autant inutile qu’il est indispensable. Si l’on met de côté son problème d’autonomie et les quelques défaillances de l’application FreeFlight 3 sur Android, le minidrone de Parrot reste un très bel objet, bien fini et très agréable à utiliser. Malheureusement, le Jumping Sumo fait partie de cette frange de gadget qui risque de finir au placard et prendre la poussière une fois le plaisir de la découverte passé. Et ça, c’est plutôt triste.

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