God of War. Entre toi et moi ça avait plutôt mal commencé, mais ça c’est finalement bien goupillé pour enfin se terminer en beauté. Voilà ce que j’ai écrit sur twitter après avoir vu défiler le générique de fin du jeu de Sony Santa Monica et c’est ce qui résume le mieux l’expérience que j’ai vécue. D’où l‘importance de ne jamais rester sur sa première impression. 

Comme je vous l’expliquais ici même pas plus tard que la semaine dernière, j’ai vécu des débuts assez compliqués avec God of War. Je vais éviter de m’épancher une nouvelle fois sur le sujet, je vous invite plutôt à lire le billet en question, mais on va dire que je n’étais pas du même avis qu’une incroyable majorité de joueurs qui voient dans le jeu de Sony Santa Monica la perfection même. Alors que bon, voilà quoi, des défauts, il y en a quand même quelques-uns. Comme une caméra qui rend parfois l’action brouillonne, un manque de profondeur du système de combat sur les premières heures de jeu, un level design bien timide sur cette même période ou encore un arbre de compétences bordélique avec un système de farm un peu lourdingue. Mais bon, comme je vous le disais, si mes premières heures de jeu ne m’ont pas autant enchanté que je l’avais imaginé, ça commençait doucement à s’améliorer avant de finalement décoller. Si bien que God of War m’a laissé une dernière impression radicalement opposée à la première. Et je me demande même d’ailleurs si ça m’est déjà arrivé avec un autre jeu… 

mes impressions sur god of war sur ps4 pro

Contrairement à ce que pourrait laisser sous-entendre la prouesse technique, qui impressionne dès la première seconde pour ne jamais décevoir, God of War est un jeu qui doit se laisser apprivoiser avant de livrer tous ses trésors. Une proposition qui colle finalement plutôt bien avec le long voyage qu’entreprennent Kratos et Atreus pour aller rependre les cendres de celle qui les unissaient sur la plus haute des montagnes du royaume. C’est d’ailleurs ce voyage et la relation entre nos deux protagonistes qui va servir de moteur au déroulement de l’aventure. Et c’est aussi l’élément qui m’a le plus déçu. Car si on finit fatalement par s’attacher à leurs pérégrinations, je trouve qu’il n’y a aucune forme d’alchimie particulière entre eux. C’est morne, forcé et ça enchaine les poncifs et autres clichés pour tenter de construire un semblant de relation père-fils crédible. Et j’ajouterais que s’il n’y avait pas ce petit ressort comique du au décalage entre Atreus et les histoires très premier degré de son père, on serait à deux doigts de se faire royalement chier. Mais God of War n’est pas qu’une simple relecture d’un Paris-Biscarosse en C3 pour les vacances d’été, c’est aussi, et surtout, une très belle épopée en plein cœur de la mythologique nordique avec des personnages hauts en couleur allant de la clique à Odin à deux nains ferrailleurs particulièrement loquaces en passant par un serpent géant. De plus, s’il faut souligner la prise de risque de Sony Santa Monica qui change ici radicalement d’univers, l’arrivée des divinités Asgardiennes apporte un véritable vent de fraicheur à la série. Et puis d’un point de vue purement personnelle, même si j’ai pris beaucoup de plaisir sur les précédents God of War, je commençais à en avoir un petit peu de marre des Olympiens. Et je ne parle pas de l’OM… 

mes impressions sur god of war sur ps4 pro

Au-delà du choc de voir Kratos avec une barbe broussailleuse en train d’apprendre la vie à son fils dans une forêt de Midgard et avec une hache dans le dos qui a les mêmes caractéristiques que le marteau de Thor, du moins pour les personnes qui n’auraient vu aucun trailer jusque-là, c’est surtout la partie technique du jeu qui va constamment vous décrocher la mâchoire à en vous en baver tout entier. Le jeu est techniquement irréprochable et ma PS4 Pro en a clairement fait les frais à en cracher ses tripes et faire autant de bruit qu’un aspirateur Dyson à la puissance Max. Le genre de vacarme bien relou lorsqu’on joue tard le soir et qu’on doit baisser le son de la télé pour ne pas réveiller la marmaille. Mais c’est surement le prix à payer pour avoir un jeu qui se permet d’offrir une touche artistique qui est au diapason de la prouesse technique. Les environnements sont variés, bourrés de détails et très chaleureux avec un éventail de couleurs vraiment très large. De quoi être sans cesse dépaysé au fil d’une aventure qui nous faits visiter des endroits plus beaux les uns que les autres. Qu’on soit sur les cimes d’une montagne enneigée, au cœur d’une forêt au feuillage rougeoyant ou au fond d’une grotte obscure. Concernant la mise en scène, comme le veut la grande tradition de la série, on est une fois de plus dans du grandiose même si j’avoue ne pas totalement adhérer au fait d’avoir un jeu sous la forme d’un plan-séquence intégral. Ça apporte une certaine fluidité, certes, mais ça n’a pas du tout la même puissance que ça peut avoir au cinéma. Mais qu’importe, car au-delà de la réalisation technique et de la direction artistique, c’est surtout dans son rythme que God of War frise à mon sens la perfection.  

Avec God of War, la PS4 Pro fait le bruit d’un aspirateur Dyson

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God of War n’est pas un jeu où on ne fait que tabasser des monstres à grands coups de hache avant de les arracher en deux à la force des mains. Non, c’est un jeu qui met aussi en avant l’exploration, la grimpette et quelques énigmes assez légères allant de l’ouverture d’un coffre en frappant sur des espèces de lanternes à l’ouverture d’un pont en actionnant quelques poulies. Et Il n’y a vraiment rien de mieux que de se laisser porter par une longue séquence d’exploration toute tranquille après un combat bien épique contre une créature titanesque. Chaque pan de gameplay ne prenant vraiment le pas sur l’autre. D’ailleurs, c’est sans aucun doute grâce à ce rythme savamment dosé que j’ai réussi  à tenir le coup lors de mes premières heures de jeu où j’ai eu beaucoup de mal à me senti happé. Mise à part un combat vraiment très prenant, je trouve le début de l’aventure vraiment très mollasson, je n’en démords pas, mais la donne change du tout au tout dès qu’on arrive au niveau du lac où le jeu s’ouvre sur une multitude d’environnements à visiter. On peut même terminer le jeu sans avoir mis les pieds ne serait-ce qu’une seule fois sur des régions toutes entières qui ne demandent qu’â être visité. Sans aller vraiment jusque-là, God of War prend des airs d’open world avec des missions annexes, des défis, des collectibles à ramasser ou encore ces satanées valkyries à terrasser. De quoi faire le plein d’argent, de matières premières ou encore d’artefacts pour transformer Kratos en une véritable machine de guerre. Du moins encore plus qu’il ne l’est déjà. Ce qui peut nous ramener à une espèce de fusion entre Superman, Thanos et Philippe Etchebest.

mes impressions sur god of war sur ps4 pro

Un décrochage de mâchoire permanent

Au départ de l’aventure, Kratos n’a que ses poings, sa hache et une poignée d’enchaînement pour éradiquer la vermine qui se présente sur son chemin et fendre des crânes en deux. Il en va de même pour son fiston qui peut à peine décocher une flèche ou deux pour faciliter le travail du spartiate. Une action qu’on réalise soi-même avec la touche R2. Si le jeu est d’entrée très plaisant, qu’on ressent bien toute la puissance et la violence des coups portés, la configuration initiale manque tout de même un peu de profondeur. Pour vraiment s’amuser, il faut attendre d’avancer un peu plus loin dans le récit , de débloquer des compétences et d’upgrader ses armes et sa tenue avec des artefacts et pourquoi pas même de mettre la main sur une nouvelle arme pour commencer à vraiment faire du sale. Car une fois passé la douloureuse étape de découverte et compréhension du fonctionnement de l’arbre de compétence, que je trouve vraiment mal fichue, le jeu change de dimension, les combos gagnent en verticalité, la liste des coups s’allonge et la déflagration des ennemis qui explosent sous une pluie de glace est de plus en plus jouissive. Et je ne vous parle même pas de l’incroyable bonheur qu’est de balancer sa hache en plein dans la tête d’un mastodonte pour ensuite la voir fendre l’air et revenir vers votre main tendue vers le ciel. C’est juste magique. Pour Atreus, s’il n’a pas le dixième du charisme du petit orteil de son père, il gagne lui aussi en efficacité et est rapidement capable de tirer plusieurs flèches, d’ouvrir des passages, d’invoquer des sorts, faire exploser des roches ou encore attaquer dans le dos des ennemis. Ce qui peut vraiment être pratique lorsqu’on se retrouve submergé de toutes parts, que le niveau de rage est au plus bas et qu’on a plus de fiole de santé à portée de main. Au début de l’aventure Atreus n’est pas spécialement utile, c’est à peine si on y fait attention, mais il le devient très rapidement et donne au gameplay une couche supplémentaire particulièrement appréciable. Comme je le disais dans mon introduction, God of War n’est pas un jeu qui livre tous ses secrets d’entrée de jeu, attendez-vous-même à quelques jolies surprises, et il est nécessaire de l’apprivoiser pour en tirer le meilleur.

mes impressions sur god of war sur ps4 pro

J’y ai joué sur une version commerciale achetée par moi-même dans le commerce. 

Crédits Photos : jeuvideo.com (j’ai eu un souci avec mes captures: boulet)

REVIEW OVERVIEW
Divin
9
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4 Commentaires

  1. ATTENTION SPOIL !!!

    Hello Marko,

    Je suis du même avis que ton premier billet et… je n’ai pas changé d’avis ! J’ai beaucoup aimé ce nouveau GoW mais le goût qu’il m’a laissé en bouche est amer. Je souligne toutes les qualités dont il dispose : DA, graphismes, animation, mise en scène, etc.

    Mais bordel, l’histoire est tellement plate ! On nous tease pendant tout le jeu Odin et Thor (pour ne citer qu’eux) sans jamais les voir ne serait-ce qu’une demi seconde ! Je m’attendais à les voir, au moins à la fin. On nous montre Zeus et Athena sans que cela fasse avancer l’histoire aucunement. Au lieu de ça, on a droit à un dieu “punk à chien” qui nous pourchasse sans relâche, 2 demi dieux sans aucun charisme et une déesse déchue qui est transformée en future Nenemis pour les besoins de GoW 2 (il faut bien que Kratos se mette tous les dieux à dos). Et je ne parle pas de la relation entre Atreus et Kratos, dont tu as déjà parlée.
    Et j’ajouterai aussi le manque de moments “wahou”, très certainement dû au faible nombre de boss ainsi qu’à un bestiaire peu diversifié (en ça, GoW3 était tellement magistral !).

    J’en attendais peut-être trop, les critiques enflammées ont très certainement placé mes ambitions très hautes pour ce nouveau GoW. En tant que fan de la licence, j’attends la suite avec impatience mais j’éviterai cette fois l’effet “chef d’oeuvre en puissance”.

    • Je comprends parfaitement ton point de vue. C’est vraie que ça manque d’une figure charismatique. Mais le coeur du jeu devient tellement prenant sur la fin, que ça a occulté le reste chez moi. Je pense que le jeu souffrirai sur un second run. à voir

  2. Les quêtes annexes, très très bien intégrées au demeurant, m’ont très certainement fait perdre la dynamique de l’histoire principale (assez pauvre à mon sens). Là où les précédents opus n’avaient pas ce problème (car pas de vraies quêtes annexes).

  3. J’attendais ce jeu avec impatience et j’ai été agréablement surpris avec son gameplay. Je trouve que le nouveau « God Of War » est vraiment impressionnant. Sony a frappé fort avec ce titre.

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