Test de Dtagon Ball Z Extrem Butôden

J’aime jouer dans les transports. Surtout quand je fais baver les voyageurs autour de moi avec un jeu aussi étincelant que Dragon Ball Z : Extrem Butôden. Une petite pépite visuelle tout en 2D qui fera tomber amoureux tous les fans de Toriyama au premier coup d’œil.  Dommage que le reste ne suive pas.

J’y ai joué sur Nintendo 3DS

Back to 90’s

Test de Dtagon Ball Z Extrem ButôdenLe premier contact avec Dragon Ball Z : Extrem Butôden est presque sans appel : Oh putain qu’est-ce que c’est beau ! Je ne dis pas que le jeu d’Arc System est un foudre de guerre, il lui arrive même de cracher ses tripes quand il y a trop de personnages en action à l’écran, mais cette réalisation en 2D avec ses gros sprites colorés m’a instantanément renvoyé à la sacro-sainte époque de la Super Nintendo. Ces temps lointains où j’ai versé mes premières larmes de joie devant un jeu DBZ. Car en plus de pleurer devant autant de classe,  je pleurais surtout le fait de ne pas avoir de Super Nes à la maison et d’en profiter seulement quand mon frère arrivait à en squatter une pour le week-end. Même si ce n’était que pour regarder au lieu de jouer. Tout ça pour vous dire que la 2D est certainement le type d’affichage qui sied le mieux à la série et qu’elle n’a pas forcément besoin de 3D et de cel-shading pour en mettre plein la vue. De quoi se mettre à imaginer une version équivalente sur PS4 ou Xbox One avec tous les curseurs graphiques au maximum. Histoire d’en mettre vraiment plein la gueule et nous faire oublier cette sous bouse intersidérale qu’est Dragon Ball Super. Mais bon, ça ne reste qu’un doux rêve.

Un jeu de Krilins

Test de Dtagon Ball Z Extrem ButôdenEt si je vous parlais maintenant du gameplay qui reste somme toute plutôt cool. Ici, pas de coups spéciaux dans tous les sens à apprendre par cœur, mais juste quelques combinaisons d’actions simples (coup haut, coup bas, boule de feu, feinte, chargement de ki) à enchaîner pour réaliser différents types de combo. Le genre de système qui convient aussi bien aux joueurs aguerris, qui peuvent maîtriser la bête en à peine une poignée de combat, qu’au gros casus qui peuvent parfaitement s’amuser en faisant n’importe quoi. Mais bon, ça manque cruellement de profondeur et les amoureux des jeux de combat « à la frame » comme Street Fighter n’y trouveront pas vraiment leur compte. Pourtant, il y a de quoi  faire des choses plutôt intéressantes avec le système d’équipes. Dragon Ball Z : Extrem Butôden  peut aussi bien se jouer en 1 contre 1 qu’en 3 contre 3 ou dans d’autres variantes autour de ces mêmes chiffres. Ainsi, si elle n’est pas imposée en début de combat, il faut se concocter soit même sa petite équipe en prenant soin de ne pas dépasser un certain niveau de DP (Dragon Power) qui s’obtient en cumulant les caractéristiques de chaque perso. Une fois en combat, on peut passer d’un personnage à l’autre à l’aide de l’écran tactile et on peut même faire appel à des Z-Assists. Des personnages secondaires comme Tortue Géniale ou encore Tao Paï Paï qui viennent mettre un petit coup de taquet à l’adversaire le temps de quelques secondes. Et c’est autour de la gestion de cette équipe que les meilleurs joueurs feront la différence en enchaînant des combos de fou furieux avec plusieurs persos. Mais là encore, ça reste un peu trop “léger” pour vraiment donner envie de s’investir sur le long terme. Par contre, le jeu est parfait pour se faire quelques petites parties dans les transports. Testé et approuvé.

Soncontenu

Test de Dtagon Ball Z Extrem ButôdenSi le gameplay d’Extrem Butôden est un poil trop simpliste, son véritable problème reste avant toute chose son contenu pour le moins rachitique. Bien avant que le jeu sorte, Bandai Namco avait fait monter la sauce au Japon en annonçant pas moins d’une centaine de personnages. De quoi créer une vague d’hystérie collective chez les fans de DBZ. Mais à l’arrivée, on se retrouve avec seulement 25 pauvres personnages. Le reste du roster promis n’étant disponible qu’à travers les Z-Assists qui sont non jouables. Le pire étant qu’on se tape plusieurs déclinaisons de Songoku, Vegeta ou encore Gohan dans le lot. Car oui, le jeu ne permet pas de se transformer en super guerrier en plein combat et il faut donc choisir son Songoku en phase 3 pour pouvoir profiter de sa longue chevelure dorée. Mais il y a encore pire. Si le titre d’Arc System propose pas mal de modes de jeu différents, ils restent d’une tristesse assez folle. Le mode histoire se résume à une dizaine de combat et se permet des raccourcis assez dingues nous faisant passer du combat final contre Freezer au tournoi de Cell en deux ou trois slides dignes des pires présentations PowerPoint. Bon, j’abuse peut-être un peu, mais il y avait tellement la place de faire quelque chose de sympa que ça me met hors de moi. Et ce n’est pas le mode aventure avec son scénario alternatif qui viendra changer la donne. C’est mou, ennuyeux et ça donne pas envie d’y passer du temps. Pour le reste, il y a de quoi s’amuser sur le mode tournoi qui donne un peu de fil à retordre. Malheureusement, il n’y a pas de jeu en ligne de disponible et il faudra se contenter du mode multi en local pour se fritter contre autre chose qu’une IA pas spécialement folichonne. À croire que les développeurs ont tout misé sur l’esthétique et la nostalgie des joueurs pour vendre leur jeu en ces juteuses fêtes de fin d’année. Mais le joueur naïf que je suis né peut pas se permettre de penser ça. Non, surtout pas.

 

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note_3 Un beau gâchis
Sa plastique de rêve faite de gros sprites en 2D aura beau faire briller l’œil du vieux fan qui sommeille en moi, Dragon Ball Z : Extrem Butôden n’en reste pas moins un jeu plutôt moyen. Le système de combat reste dans l’absolu plutôt chouette avec ses très jolis combos à sortir entre ses personnages, mais il manque cruellement de profondeur pour tenir sur la longueur. Surtout qu’il n’y a aucun mode de jeu en ligne et qu’il faudra surtout passer par le multi en local pour en profiter à fond. Sous peine de s’ennuyer comme un rat mort sur les différents modes de jeu solo d’une pauvreté assez triste. Mais bon, il y a quand même de quoi s’amuser et les fans y trouveront toujours leurs comptes quelque part.

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