Après avoir passé plusieurs heures à faire de mon Saiyen un super guerrier, je peux dire sans sourciller que Dragon Ball Xenoverse est un jeu de baston rudimentaire saupoudré d’une très légère touche de MMO. Pour autant, 20 ans en arrière, j’aurais tué pour y jouer.

J’y ai joué sur PS4

 Dragon Ball Xenoverse Et si je commençais par les choses qui fâchent en vous disant que Dragon Ball Xenoverse est un jeu plutôt moyen ? En effet, pour ceux qui l’auraient peut-être raté, le jeu prend la forme d’un MMO RPG où l’on incarne un guerrier membre de la police du temps. Malheureusement, le côté MMO se révèle assez basique avec une interaction très limitée entre les joueurs où l’on ne peut communiquer qu’en gesticulant ou en balançant quelques phrases pré mâchées par le jeu. D’une certaine façon, on peut dire que l’aspect MMO se résume à un simple lobby pour lancer des parties entre potes ou avec d’illustres inconnus. Mais ça, c’est quand tout fonctionne correctement. Depuis le lancement du jeu, les serveurs sont à la peine et c’est un véritable calvaire de se connecter sans se faire éjecter comme un malpropre. Néanmoins, il reste possible de passer par le mode solo afin de jouer tranquillement sans se soucier de la santé de quelques machines en surrégimes. Un bon point quand on se souvient du fiasco qu’ont pu être les lancements de Diablo 3 et Sim City où les joueurs ne pouvaient même pas jouer en solo.

 Dragon Ball Xenoverse De là, on arrive à un autre petit souci de Dragon Ball Xenoverse : son système de combat. A des années lumières d’un Street Fighter ou des derniers jeux DBZ, la très pathétique version kinect mise à part, le gameplay de Dragon Ball Xenoverse se révèle être d’une étrange simplicité. Le jeu n’utilise qu’à peine plus de la moitié des touches disponibles sur le pad et de la même manière que dans n’importe quel Beat Them All classique, on finit par marteler seulement les deux touches d’action pour enchainer un maximum de combos sans se fatiguer. Et pour aller encore plus loin dans la simplification du gameplay, on enclenche les coups spéciaux en pressant deux touches simultanément sans se soucier d’un quelconque timing hormis la jauge de Ki qui fait office de carburant à kamehameha. Bien sûr, il existe quelques subtilités comme la parade ou encore la possibilité de se téléporter dans le dos de l’adversaire, mais qu’ils soient en 1 VS 1 ou en 3 VS 3, les combats manquent d’intérêt et sont très rarement passionnants. Mais qu’importe, la grande force de Dragon Ball Xenoverse ne réside pas vraiment dans son gameplay, mais plutôt dans son contenu et l’expérience qu’il propose.

 Dragon Ball Xenoverse Dans Dragon Ball Xenoverse, on incarne un guerrier invoqué par Trunks par l’intérimaire de Shenron, vous savez, le dragon sacré qui pointe le bout de son nez une fois les sept boules de cristal réunies. Quelque part dans le continuum espace-temps, un gros vilain pas très gentil crée des failles temporelles en altérant les évènements du passé. On intègre donc la police du temps avec comme mission de réparer toutes ces failles en prenant part aux combats clefs de la chronologie de Dragon Ball Z. Mais avant d’aller mettre des pains, il faut passer par la case création d’un personnage à l’aide d’un éditeur assez riche en options.  Qu’il soit Humain, Saiyen, Majin, Namek ou encore de la race de Freezer,  il y a de quoi se créer un personnage sur mesure sans pour autant croiser son clone une fois en ligne avec d’autres joueurs. Par la suite, si le jeu est relativement simple au départ, au fil des missions, la difficulté se corse incroyablement vite. Ainsi, pour progresser, il est primordial d’enchaîner les missions annexes, de participer à des tournois ou de suivre l’entrainement d’un maitre afin de gonfler ses points d’expérience et grimper en niveau. Une mécanique de jeu indéboulonnable des MMO à laquelle on ne peut pas passer outre si on souhaite booster son personnage et apprendre une flopé de nouveaux coups spéciaux.

 Dragon Ball Xenoverse En parallèle des différents types de missions, il est possible de faire ses emplettes à Toki Toki City, la ville qui sert de hub central au jeu, pour mettre la main sur de nouveaux costumes, des capacités ou encore des objets en tout genre comme des capsules de guérison pour ne pas tomber en rade lors d’un combat longuet et riche en rebondissements. D’une manière générale, le jeu est bourré de contenu avec une flopé de missions annexes en plus d’un mode solo complet où il y a de quoi prendre son  pied à chiffonner les plus gros vilains de l’univers de Toriyama.  En fait, la plus grande qualité de Dragon Ball Xenoverse est d’avoir réussi à me faire voyager 20 ans en arrière. A une époque où je me levais chaque mercredi à neuf heures du matin pour être sûr de ne pas louper le nouvel épisode de DBZ à la télé. Cette fabuleuse époque où j’étais abonné à Dorothée Magazine, non pas pour les interviews sans concessions d’Anthony Dupray ou les romans photos d’Hélène et les garçons, mais pour toutes les couvertures et le contenu sur Dragon Ball Z dont débordaient ces trésors du passé dont je suis aujourd’hui terriblement nostalgique. Et juste pour ça, Dragon Ball Xenoverse est pour moi un jeu incontournable que tout fan se devrait d’avoir soigneusement rangé dans sa ludothèque.

 Dragon Ball Xenoverse Qu’on se le dise, Dragon Ball Xenoverse n’est pas un grand jeu. Son système de combat manque cruellement de profondeur et ses composantes MMO, quand les serveurs daignent tenir le coup, se contentent du strict minimum. Néanmoins, dès le générique de début, la magie opère et on se lance dans l’aventure, la banane aux lèvres, pour des heures et des heures de jeu. Car s’il y a bien un segment où Xenoverse ne déçoit pas, c’est dans sa durée de vie gargantuesque qui va de pair avec une overdose de fan service. Alors certes, le jeu est loin d’être parfait, mais pour tous les amoureux de DBZ et les nostalgiques d’une époque de plus en plus lointaine, ce jeu est un incontournable.  

4 Commentaires

  1. Alors pour le coup moi j’ai trouvé le jeu vraiment mauvais.
    Le gameplay est à la ramasse, la caméra est exécrable, le difficulté complètement aléatoire d’une mission à l’autre.
    Le remix de Chala head chala est affreux (pour l’intro :p)
    Le jeu pourrait être très bien mais le gameplay (et pour un jeu combat c’est essentiel) nuit clairement au plaisir de jouer. Les séries Budokai et Tenkaichi propose des expériences beaucoup plus fidèles à l’oeuvre de Toryama (je ne dis pas ça pour le scénario car c’est l’une des rares choses que j’ai apprécié).

    • Ah, mais on est plus ou moins d’accord et tu me fais justement penser que je n’ai pas parlé de la caméra qui est assez atroce. Mais je le prend plus comme une madeleine de Proust. Le jeu qui me renvoi en enfance.

      • C’est mon coté fan qui m’a poussé à me jeté sur le jeu… et puis les tests dans la presse étaient très encourageants 🙁 du coup j’ai été très déçu…
        Je comprends parfaitement la madeleine de Proust 🙂

  2. Un Dragon ball a monde ouvert. Ca change et quelle bonne surprise! On peut créer son propre avatar. Explorer, faire des quêtes annexes. Plein de chose a acheter et a débloquer.
    Le petit bémol c’est la camera. Graphiquement c’est soigné. Je suis agréablement surpris de ce jeu.

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