Nananananananananana Batman ! Batman ! Nananananananananana Batman ! Batman ! Non, je ne suis pas fou, j’ai juste adoré Batman : Arkham Knight

Depuis que le Joker a fini dans un four crématoire, tout va pour le mieux à Gotham. Du moins, en façade. Car dans l’ombre, le mal s’organise et la ville la plus poisseuse du monde va de nouveau sombrer dans le chaos. Certainement vexé depuis sa dernière déculottée contre Batman, l’épouvantail a concocté une petite toxine maison particulièrement virulente qui oblige les autorités de Gotham à évacuer la ville avant que tout le monde en fasse les frais. Ce qui oblige notre bonne vielle chauve-souris à renfiler sa cape pour nettoyer les rues de Gotham, mettre un terme à la menace de l’épouvantail et faire face à l’Arkham Knight, un nouveau gros méchant plutôt badass dont la recherche de l’identité sera l’un des fils rouges du jeu. Ayant fait l’impasse sur Batman : Arkham Origins, mes retrouvailles avec le justicier masqué ont été plus qu’enthousiasmantes. Surtout que Gotham n’a jamais été aussi belle et la petite, mais déjà grande, zone de jeu d’Arkham City a été remplacé par trois gros îlots bourrés de gratte-ciels à l’architecture envoutante qui scintillent sous les couleurs chaudes des néons. Le jeu fait clairement honneur à la PS4 même s’il y a de quoi chipoter sur le framerate pas toujours très stable et un aliasing assez disgracieux qui vient dégueulasser le jolie costume de Batman. Pour le reste, le jeu prend toujours la forme d’un open world où l’on vogue de mission en mission en se propulsant dans les airs à grands coups de grappin avant de planer en direction du bat-signal. Si j’avais été assez déçu du rythme imposé par Arkham City, qui se contentait de recopier bêtement la formule d’un GTA, ce n’est absolument pas le cas ici où les missions principales et annexes cohabitent à la perfection.  Ainsi, on ne sent jamais de baisse de régime lorsque l’on passe de la traque de l’épouvantail et de l’Arkham Knight à la libération des pompiers de la ville ou la résolution d’une énigme de l’homme mystère. De plus, on n’est jamais obligé de suivre un indicateur sur la carte pour se rendre vers une mission et il est parfaitement possible de tomber au petit bonheur la chance sur une caserne en feu avant de partir en chasse de Firefly ou être surpris par un air d’opéra qui indique la présence d’une certaine scène de crime. On ne s’ennuie jamais vraiment à Gotham et il y a suffisamment de quoi faire pour atteindre la grosse vingtaine d’heures de jeu. Et si les missions annexes sont plutôt cool à faire, les principales sont carrément trippantes avec une mise en scène soignée et une narration qui fait son petit effet. Mais pas un mot, je m’en voudrais de vous gâcher la surprise.

Côté gameplay, le jeu reste en phase avec les précédents épisodes de la série et propose un cocktail mêlant combat, enquête et infiltration toujours aussi efficace et plaisant à jouer. Et bien que l’aspect enquête ait légèrement été mis en retrait, l’aspect combat a été affiné et les affrontements n’ont jamais été aussi jubilatoires et coriaces. Du moins, dans la seconde partie de l’aventure où les ennemis n’hésitent pas à attaquer à plusieurs ou utiliser des combinaisons électriques. Une difficulté loin d’être insurmontable qu’il est même possible de tempérer dans certains combats où il est possible de compter sur l’aide de Catwoman, Robin ou encore Nightwing pour des doubles finish assez percutants. Du côté des nouveautés, on note l’arrivée de drones de combat et des tourelles qui peuvent se montrer particulièrement fatales en affrontement direct. Mais comme Batman a toujours plus d’une corde à son arc, il est possible de les pirater pour les désactiver ou les retourner contre l’ennemi. Des nouveautés qui ne bouleversent en rien l’expérience de jeu, mais qui affinent une recette qui fonctionnait déjà très bien la rendant ainsi encore plus appétissante. Le résultat final aurait même pu taquiner la perfection sans cette atroce, maudite et insupportable Batmobile. Mais avant de vous vomir un torrent de haine, commençons plutôt par les bons points. Car mine de rien, à la base, elle est plutôt sympa cette Batmobile. On roule à toute berzingue dans les rues de Gotham, elle fauche la vermine lorsqu’elle déboule en trombe, on peut utiliser un treuil pour atteindre certains points inaccessibles et on peut même la piloter à distance pour résoudre certaines énigmes. En fait, utilisée avec parcimonie, la Batmobile aurait été une chouette nouveauté. Sauf que ce n’est malheureusement pas le cas. La faute à une utilisation abusive de cette dernière et un mode « Tank » horriblement ennuyeux. D’une simple pression de touche, il est possible de basculer en mode char d’assaut pour envoyer roquettes, missiles et salves de fusil mitrailleur aux très nombreux véhicules d’assaut de l’épouvantail.  Si c’est amusant une fois ou deux, ces phases de jeu deviennent franchement gênantes au bout de la dixième fois. Surtout que la difficulté y est gonflée artificiellement avec un nombre d’ennemis qui frise trop souvent le ridicule. Il y a aussi ces courses-poursuites où l’on finit écrabouillé parce que cette saloperie de Batmobile, qui patine autant qu’un Candeloro sous acide, part en tête à queue à la moindre contrariété.  Si bien qu’au bout de dix heures de jeu, on espère qu’une seule chose : Que cette saloperie de chariote du diable finisse en mille morceaux au fond de l’eau. Chose qui n’arrive malheureusement pas.

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note_4 Presque parait
Sans cette satanée Batmobile, j’aurais collé 5 étoiles au jeu sans la moindre hésitation, mais l’overdose complètement injustifiée des combats en mode tank gâche l’expérience assez folle que procure Batman : Arkham Knight. Entre sa réalisation impeccable, la maitrise de son gameplay, le rythme général de l’aventure et la qualité de son scénario, Batman Arkham Knight se pose sans problème comme le meilleur épisode de la série en plus d’être une conclusion d’anthologie. De quoi détester encore un peu plus la Batmobile et d’en vouloir amèrement à Rocksteady d’avoir assouvi les désirs d’une bande de marketeux complétement à côté de la plaque.

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