test de fallout 4

Voilà plus d’un mois que je joue à Fallout 4 et je pense bien être encore très loin de la fin. Mais vraiment très loin. Pourtant, j’ai eu envie de vous donner mes premières impressions sur le jeu en tentant de vous expliquer à quel point le titre de Bethesda était un vrai jeu de galérien.

Un jeu de glandeur

test de fallout 4Je pense que Fallout 4 est le jeu où j’ai perdu le plus de temps de toute ma vie. En fait, j’en suis même certains. Par contre, quand je dis que j’y ai perdu mon temps, n’y voyez pas là une forme de reproche, mais un très joli compliment. Je ne saurais pas trop vous dire, mais j’ai dû jouer à Fallout 4 entre 10 et 20 heures et je n’ai pas avancé d’un iota dans la trame principale. J’ai quand même rencontré du monde et mis les pieds à Diamond City, mais je ne suis pas allé vraiment plus loin. Pourquoi ? Parce qu’à chaque fois où je démarrais une nouvelle partie et que je partais pour boucler une mission, quelque chose me faisait m’écarter de mon chemin. Une cabane au loin, une saloperie de mutant qui m’attaque ou encore un péquenaud sur le bord de la route et c’était partie pour une longue séance d’exploration dans l’univers apocalyptique de Fallout. Par exemple, j’ai dû passer deux bonnes heures à tenter de confectionner le meilleur intérieur possible aux habitants de ma faction. J’aurais bien pu disposer les lits et les points d’eau un peu n’importe comment, mais j’ai préféré faire ça proprement, comme s’il s’agissait de mon propre appartement. Bon, mon côté maniaque doit y jouer pour beaucoup, mais Fallout 4 donne tous les outils nécessaires pour qu’on puisse passer un temps fou à faire des choses qui peuvent paraitre insignifiantes pour d’autres joueurs. Et c’est bien là l’une des plus grandes forces du jeu : La cohérence de son univers. Tout se tient et tout fonctionne. Autre exemple : après avoir trouvé de quoi dormir à ma communauté et installé quelques pompes hydrauliques, j’ai dû m’occuper du potager afin que tout le monde puisse casser la croute. Et quand on n’a pas de graines sous la main pour planter quelques pieds de tomates, il faut bien partir à l’aventure. Une aventure qui m’a mené à faire la rencontre d’un groupe de personnes à qui j’ai dû filer un petit coup de main. En somme, le simple fait de devoir planter des tomates m’a emmené à éradiquer un groupe de voyous à coup de fusil à pompe au fin fond d’un entrepôt à plusieurs kilomètres de là. Une journée tout à fait classique pour un galérien dans l’univers de Fallout 4. Et le plus beau dans tout ça, c’est que j’ai pris un pied d’enfer à glander sans me soucier de mon objectif principal. Et ça, croyez-le ou non, c’est bien la preuve que Fallout 4 est un jeu pour galériens.

Avec une technique de glandeur

test de fallout 4

Concernant l’histoire, difficile d’y porter un jugement sans en avoir vu un peu plus. Le pitch de départ est intéressant et le fait de se réveiller d’un sommeil cryogénique de plus de 200 ans avec le cadavre de sa femme en face de soi et son enfant disparu au beau milieu d’un monde dévasté par des guerres nucléaires donne diablement envie d’en savoir plus sur la suite des événements. Pour le moment, je trouve le récit plutôt bien ficelé même si les fans de Fallout ont tendance à lui tirer dans les pattes à cause, entre autres, de la disparition de cette petite touche d’humour traditionnellement présente dans la série. Par contre, là où je rejoins la frange de fans en colère, c’est sur le système de dialogue qui n’offre pas assez de lisibilité. Si tailler la bavette avec le premier venu est toujours un petit plaisir en soi, difficile d’établir un échange clair et en accord avec ce que l’on pense réellement. Les choix de réponses sont vagues et il est assez difficile d’anticiper le raisonnement qui s’y cache derrière. De quoi faire quelques bourdes par moments et se faire systématiquement rembarré lorsqu’on a l’audace de choisir la réponse sarcastique. Pour la finesse, il faudra donc repasser. Enfin, pour finir avec le plus gros défaut du jeu, je dirais le plus simplement du monde que Fallout 4 est terriblement laid. Entre une palette de couleurs à dominance de gris et une réalisation technique au ras des pâquerettes, difficile d’avoir les yeux qui brillent devant le dernier rejeton de Bethesda. Néanmoins, la direction artistique est à saluer et on sent toute la puissance de cet univers postapocalyptique en pleine décadence. Pour le reste, je sais pertinemment que la série des Fallout n’a jamais accouché d’un foudre de guerre technique, mais j’aurais apprécié jouer à un truc un peu plus sexy et surtout nettement moins bugé. Je ne sais pas encore si j’arriverais au bout de Fallout 4, mais je vais très certainement y revenir plus d’une fois. Le jeu est comme un trou noir et il suffit d’y mettre un petit doigt pour se faire aspirer et y passer des heures sans se rendre compte du temps qui passe. Ce qui est bien l’une des caractéristiques des bons jeux. Non ?

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note_4 Affaire à suivre
Je ne sais pas si Fallout 4 est un bon Fallout, mais je peux vous dire que c’est indubitablement un bon jeu. Et si pour le moment je n’ai pas encore assez d’heures de jeu au compteur pour me forger un avis clair et définitif sur la question, cette première virée au fin fond du commonwealth m’a drôlement plu. Bon, la réalisation est clairement à la rue et il y a une pelletée de bugs qui gâchent un peu la fête, mais l’univers est si bien maitrisé et cohérent qu’on y plonge les deux pieds devant sans vraiment savoir quand est-ce qu’on va immerger. Reste à savoir ce que vaut la trame principale sur la longueur et si le gameplay évolue dans le bon sens avec la progression du personnage. En tout cas, j’ai bien envie d’y replonger, même si c’est pour glandouiller dans la pampa comme le dernier des galériens.

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