watch_dogs 2

Depuis qu’Ubisoft a levé le voir sur Watch_Dogs 2, une étrange vague d’émerveillement et de hype s’est emparés des réseaux sociaux. Mais sinon les mecs, vous vous souvenez du premier ?

L’E3 est mort, vive le pré E3 ! Alors que le salon californien n’ouvrira ses portes que la semaine prochaine avec toutes les grosses conférences qui vont avec, presque tous les gros éditeurs ont décidé de lâcher la sauce dès cette semaine à grands coups de livestream ou de leaks savamment orchestrés. Et c’est donc mercredi qu’Ubisoft a sorti de sa manche Watch_Dogs 2. La suite du jeu qui reste connu pour être l’une des plus grosses carotte de l’histoire du jeu vidéo. Et comme les joueurs semblent avoir une mémoire de poisson rouge, tout le monde s’enflamme sur les réseaux sociaux à grands coups de « Ca a l’air mortel ! », « Trop bien ça se passe à San Francisco », « Putain c’est trop beau » ou un merveilleux « Ca à l’air encore mieux que le premier » . Bref, et si on arrêtait un peu de s’enflammer avec Watch_Dogs 2 ?

Je n’ai rien de spécial contre les gens enthousiastes, je suis moi-même le premier à me faire dessus quand Kojima balance une pauvre image sur twitter, mais quand je vois des mecs s’exciter à propos d’un jeu Ubisoft après avoir maté un trailer de trois minutes en CGI, je me dis que le joueur est une espèce vraiment très étrange. Surtout que dans les faits, on ne sait encore pas grand-chose de ce Watch_Dogs 2 à part que l’action se déroulera dans la très jolie ville de San Francisco, que le héros est un geek à lunettes qui se fabrique ses propres flingues à coup d’imprimantes 3D et qu’on pourra pirater tout et n’importe quoi avec son téléphone portable. Un peu comme dans le premier en fait. Sauf qu’on troque le côté “Serious Business” de Chicago contre une ambiance nettement plus colorée et 100% hipster d’élevage. Mais comme je le disais plus haut, on n’en sait pas vraiment plus. Ce qu’on sait par contre, c’est qu’Ubisoft nous a pondu l’une des vidéos les plus “malalaisante” que j’ai pu voir avec la présentation de Marcus. Un trip visuel sur lequel n’aurait pas craché Austin Powers et qui nous montre ce jeune afro-américain à lunettes avec sa casquette vissée sur la tête et qui a hérité du même charisme d’huitre que ce brave Aiden Pearce. Malgré ça, l’enflamade est à son plus haut niveau et tout le monde ne pense déjà qu’à mettre les pattes sur Watch_Dogs 2. À croire que tout se joli petit monde a oublié ce qui s’est passé avec le premier.

Je sais bien que tous les gouts sont dans la nature, mais j’ai vraiment du mal à avaler le fait qu’on puisse dire que Watch_Dogs est un bon jeu alors que c’est un jeu moyen, voire même très médiocre à mon sens. POURTANT, on s’était tous enflammé comme des porcs lors de sa toute première présentation. Souvenez-vous, une séquence de gameplay où on découvrait plein de mécaniques de jeu autour du piratage qui se ponctuait par une fusillade bien nerveuse dans un carrefour jonché de voitures accidentées. C’était classe et la réalisation envoyait du TRES LOURD avec effet de particules et tout le tralalala. Mais ça, c’était la promesse d’Ubisoft qui tournait sur des PC de la NASA. La réalité, elle, était nettement moins drôle avec un jeu presque moche sur PS4 et plutôt joli sur PC avec un bonne config et quand on prenait la peine de bidouiller les bons fichiers. Et manette en main, la déception était la même avec une conduite désastreuse, des missions qui manquent cruellement de saveur et du piratage qui ne faisait que tourner en rond. Je n’ai même pas eu le courage de terminer le jeu. Ce qui est vraiment dommage car il y avait la place de faire quelque chose de vraiment chouette avec même de très bonnes idées de gameplay autour de l’expérience multijoueur. Tout ça pour dire qu’il faut se méfier comme de la peste des promesses que l’on peut nous faire à l’E3. S’enthousiasmer c’est bien, rêver c’est beau, mais la réalité est souvent très amère. Alors, s’il vous plait, arrêter de vous enflammer avec Watch_Dogs 2. Mieux vaut être surpris, que déçut.

On n’a pas encore vu de gameplay, par contre les éditions collector répondent toutes à l’appel

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