Lorsque j’ai lancé Dragon Quest Builders sur ma Switch pour la toute première fois, je pensais naïvement tomber sur un Minecraft avec la skin d’un RPG japonais OSEF. Sauf qu’il s’agissait de bien plus que cela. Je m’embarquais en réalité dans la très poignante histoire d’un jeune villageois portugais amnésique et abandonné par les siens.

Dragão Quouechet Boulder

Tout commence dans l’obscurité d’une grotte. Ou du moins ce qui ressemble à une grotte avec un peu de gazon et des gros cubes de terre un peu partout. Là, au beau milieu d’un trou surplombé d’un étrange trident, un jeune villageois se réveille d’un long coma qui l’a hélas rendu amnésique. Outre l’incroyable originalité de cette introduction, l’élément le plus incroyable de Dragon Quest Builders est en fait que l’histoire se déroule dans un petit village du nord du Portugal. Si rien ne l’indique clairement, que ce soit dans les quelques lignes de dialogue ou une quelconque carte, j’ai tout de suite reconnu la terre qui a vu naitre mes ancêtres. Mais fort malheureusement pour notre jeune héros, que j’ai pour le coup baptisé Joãosinho Eduardo Moreira Da Figueira, ou Jojo pour les intimes, son village a été laissé à l’abandon à cause d’un très probable afflux migratoire vers la France, la Suisse ou encore le Luxembourg. Seul, affamé et armé d’un pauvre petit bout de bois, notre mission va être de reconstruire le village, trouver un moyen de cuisiner des Francesinhas et attirer de nouveaux habitants pour que la fête soit un peu plus folle. Et comme vous devez sans doute le savoir, surtout si vous êtes déjà passé à proximité d’un chantier ou êtes tombé sur une conversation raciste tout ce qu’il y a de plus banal, les Portugais ont TOUS le même super pouvoir. Celui de manier la truelle comme Thor manie son marteau ou encore faire des enduits aussi lisses que le bouclier de Captain America. Pour résumer, dans Dragon Quest Builders, on va être capable de monter des murs, construire des portes, tisser de la corde ou encore faire de l’acier afin d’être capable de construire de véritables forteresses au fur et à mesure de l’avancement du jeu. En somme, un jeu que n’importe quel amoureux de LEGO ou de ciment à prise rapide rêverait d’avoir entre les mains, partout et tout le temps. Ce qui est justement le cas de la version Nintendo Switch.

impressions dragon quest builders switch

Déco Quest Builders

Pour ceux qui auraient vraiment beaucoup de mal avec le second degré, sachez que Dragon Quest Builders ne narre malheureusement pas les aventures d’un jeune maçon portugais paumé au beau milieu d’un village en ruine. Mais je dois tout de même vous avouer que j’ai imaginé tout ça durant mes premières heures de jeu et que ça a largement contribué à mon appréciation générale du titre qui est, roulement de tambour, vraiment excellant. En plus d’être visuellement très beau, c’est assez sommaire mais le design et les couleurs enchantent les yeux, Dragon Quest Builders est sans doute aussi addictif qu’un pot de Nutella avec une cuillère à soupe plantée dedans. Désolé pour les antis huile de palme, mais c’est l’un des seuls trucs qui me rend complètement dingue avec les paquets XXL de M&M’s. Bref, je n’avais jamais mis les mains sur la version PS4 du jeu, j’ai à peine touché à Minecraft à l’époque de sa sortie, mais le fait de pouvoir construire presque tout et n’importe quoi à partir de matières premières qu’on trouve partout est particulièrement plaisant. Si le début du jeu est vraiment très simple, on reste cependant cantonné à des constructions rudimentaires, la difficulté augmente graduellement avec des ennemis plus coriaces à abattre et des objets toujours plus « complexes » à confectionner. Quoique complexe reste un grand mot puisqu’il n’y a vraiment rien de bien compliqué à mettre sur pied une chambre avec une paillasse, un coffre de rangement et une porte en bois pour barricader le tout. Par contre, même si on apprend la « formule » de certains objets rien qu’en touchant de nouvelles matières premières, certains éléments, comme des pièges ou encore un gros maillet pour abattre des arbres et creuser dans la roche, nous demandent d’aller à la rencontre d’autres PNJ de l’univers. Des petites quêtes scénarisées qui donnent un peu d’air et surtout d’intérêt à un jeu qui ne se résume donc pas qu’a de la simple construction bête et méchante. Par contre, si le gameplay fonctionne à merveille, avec une prise en main simple, efficace et plutôt intuitive, je ne peux pas en dire autant de la navigation qui manque de clarté. Surtout au niveau de la carte qui n’affiche pas toute l’étendue de la zone et qui nous force à naviguer à vue lorsqu’un objectif est au loin. Enfin, concernant la durée de vie, je ne vous cache pas que je suis loin de l’avoir terminé, mais après plus d’une bonne dizaine d’heures de jeu, j’ai l’impression d’en être encore qu’au début. Tout ça pour dire que je risque d’y jouer encore très longtemps dans les transports et je ne boude carrément pas mon plaisir.

impressions dragon quest builders switch

REVIEW OVERVIEW
Truelle d’or
8
Partager
Article précédentShadow of the Colossus : un chef d’œuvre sous son plus beau jour
Prochain articleSea of Thieves : Et si on ressortait la Xbox One ?

1 commentaire

Répondre

Merci de renseigner votre commentaire
Merci de renseigner votre nom