Voilà maintenant plusieurs heures que je traine dans les rues d’une Londres infestée par la grippe espagnole et que je croque le cou de certains passants pour faire le plein en hémoglobine. Mais malgré une ambiance des plus délicieuses, rien n’y fait, la sauce ne prend pas avec Vampyr.

Mise à jour : Un grand merci à Vavache de m’avoir signalé une faute tellement énorme que je vais éviter de le répéter pour ne pas passer pour un blaireau. 

Bon, je ne vais pas vous faire un long speech qui dégouline de belles paroles quant à la politique maison sur les impressions et autres tests, je l’ai déjà fait, mais bien que je préfère terminer mes jeux avant de vous en parler, je ne me prive pas de le faire après seulement quelques heures. Et si je vous parle de ça aujourd’hui, c’est parce que je pense ne jamais voir défiler le générique de fin de Vampyr. Un jeu qui propose pourtant une ambiance ô combien prenante et une trame scénaristique loin d’être inintéressante. Et malgré de nombreuses tentatives et plusieurs soirées passées dessus, je n’ai jamais réussi à accrocher et le jeu n’a fait que me tomber des mains. Pour ceux qui en n’auraient jamais entendu parler, Vampyr est un action-RPG développé par le studio français Dontnod (Remembre Me, Life is Strange) et nous raconte l’histoire du médecin Jonathan Reid. Fraichement rentré de la Première Guerre mondiale dans une Londres délabrée et en proie à une très forte épidémie de grippe espagnole, ce pauvre Jonathan se réveille un beau matin au milieu d’une pile de cadavres avec une irrémédiable soif de sang. Une envie si intense qu’il n’a même pas remarqué que c’est dans le cou de sa pauvre sœur qu’il a planté ses crocs pour étancher sa soif. Et c’est dans cette confusion que le jeu nous abandonne, coincé entre le devoir du grand médecin et les dérives qu’implique sa nouvelle condition de vampire.

mon avis sur vampyr ps4

Maintenant que je vous ai brossé le tableau, commençons d’abord par ce qui m’a déplu pour tenter de rester sur une bonne note. En qualité d’action RPG, Vampyr ne partait pas sur de bonnes bases pour conquérir mon cœur, mais ce n’est pas l’architecture du jeu qui m’a le plus dérangé mais plutôt la mise en place des différentes facettes du gameplay. Pour résumer brièvement, on déboule dans une Londres segmentée en quartiers où tout s’effrite et notre but va être de venir au secours de la population tout en enquêtant sur la personne qui nous a transformé en vampire. Le jeu alterne plutôt bien les temps forts et les temps faibles, mais j’ai trouvé le système de combat désagréable et la mécanique de dialogue très lourde malgré un champ des possibles assez étoffé. Ce qui m’a rapidement gonflé puisqu’il faut constamment parler à tous les PNJ qu’on croise pour recueillir des indices, mais aussi pour augmenter la qualité de leur sang. Une idée assez saugrenue, mais qui va dans le sens de notre nouvelle condition d’esclave à l’hémoglobine. S’il est possible de jouer au jeu en épargnant nos éventuelles victimes, il vaut tout de même mieux croquer quelques jugulaires pour pouvoir développer nos différentes compétences. Sans en abuser pour autant pour ne pas faire tomber les quartiers de la ville dans le chaos et ainsi faire grimper la difficulté du jeu. En clair, Vampyr nous demande de maintenir un certain équilibre dans la ville qui non seulement influe sur les événements, mais aussi sur la difficulté du jeu qui ne peut pas être modifié manuellement. Ce qui peut être assez problématique lorsqu’on traine dans certains quartiers de la ville dans le cadre d’une quête annexe et qu’on tombe sur des miliciens ou des créatures un peu trop puissantes pour nous. En plus, comme je vous le disais un peu plus haut, je trouve les combats particulièrement déplaisants et parfois même très patauds. Heureusement qu’il est toujours possible de fuir les combats et on peut même conserver cette ligne de conduite sur toute la longueur de l’aventure. Si je trouve l’ensemble brouillon voire même bordélique si on s’attarde sur l’interface ou l’arbre de compétence, Vampyr propose une expérience riche en possibilités qui conviendra sans aucun doute aux amoureux du genre. Mais pas à moi en fait.

mon avis sur vampyr ps4

Généralement, lorsqu’on n’accroche pas à un jeu, on le range dans un coin, on le donne ou alors on va le vendre sur ebay ou chez Micromania. Sauf que là, j’avais toujours envie de le relancer juste pour voir si la sauce allait finalement prendre, parce que si je n’ai jamais réussi à me faire aux mécaniques de jeu, je suis complétement tombé sous le charme de l’ambiance poisseuse de cette ville infestée de créatures sataniques et rongée par une grippe espagnole particulièrement vorace. Et bien que je ne sois pas spécialement branché sur le délire autour des vampires, là ça a fait mouche et je n’ai clairement pas boudé mon plaisir à me balader dans les rues obscures de Londres en pleine nuit à la recherche d’un congénère à fracasser ou d’une âme en peine à croquer. Par contre, on ne peut pas dire que le jeu rend honneur au tableau qu’il dépeint d’un point de vue technique. La réalisation est sommaire, les couleurs bavent et je ne préfère rien dire sur la modélisation et l’animation des visages lors des dialogues. Mais qu’importe, on s’y fait très vite et on ne retient que la patte artistique qui est pour le coup vraiment très réussi. Ce qui fait de Vampyr un jeu que j’aurais vraiment aimé apprécier. Oui, je sais, c’est bizarre dit comme ça.

mon avis sur vampyr ps4

Malgré une ambiance des plus travaillées et une histoire qui partait sous les meilleurs auspices, le jeu de Dontnod m’est rapidement tombé des mains. La faute à un gameplay peut-être riche en possibilités, mais lourdeau et pas très plaisant sur la longueur. Je m’attendais certainement à quelqu’un d’un peu plus dynamique pour un action-rpg et pas quelque chose essentiellement basé sur de longues conversations et avec toute une gestion de quartiers en supplément. Vampyr fera certainement beaucoup d’heureux, mais je préfère passer mon tour.

images : jeuvideo.com

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